16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 12:33
Photo : Lodovicus Nym

Photo : Lodovicus Nym

Depuis mon activité de modèle, il ne se passe pas un jour sans qu'un photographe ou une modèle ne se plaigne d'avoir été censuré pour un téton qui dépasse (et encore) ou une image soit-disant trop évocatrice... Bizarrement le géant du réseau social possède un algorithme qui relève de l'éternel point d'interrogation, pour peu que l'on aie été signalé pour des raisons qui ne relèvent absolument pas de nudité (rivalités entre modèles ou entre photographes, jalousie, crêpages de chignon, lâché de greluches...).

Soit. On conteste puis on s'insurge, direction "Espace assistance". Parfois ça marche, souvent ça ne marche pas, là où il semble bien compliqué de gérer la vie entière exposée de tous les adeptes de Facebook, cependant :

 

Cachez-moi donc ce téton que je ne saurais voir ! 

On ne va pas revenir là-dessus ! Si si... Un téton masculin ne choque pas. Les messieurs ont le droit en toute impunité de poster des photos de leur torse nu et teats poilus sans avoir à craindre de jugement en cours de castration Facebook. Un sexisme volontaire qui nous renvoie à l'inégalité des sexes et à toute l'Histoire des femmes en général, qui doit encore faire grève à partir de 16h34 pour prétendre aux mêmes salaires que leur alter ego aux services trois pièces. Bien... soyons donc conciliant : si l'excroissance de chair dont nous disposons (bon... je n'ai pas une énorme excroissance c'est vrai), celle-là même qui vous nourrit petit et vous réjouit plus grand, perturbe votre équilibre psychologique, vous indigne et vous chatouille le prépuce au point qu'il faille les cacher, nous allons donc flouter les accusés. 

 

Sans vouloir plagier l'Origine du monde, le réseau social semble malgré tout passer complètement à côté de la notion d'Art. Petite recherche Wikipédia : "Le nu ne s'est constitué comme une catégorie de la critique d'art qu'au début du XXè siècle.  Auparavant, on parlait de « nudités » lorsque des corps apparaissaient sans vêtements dans une œuvre d'art. Pour L'Académie royale de peinture et de sculpture, dont les classements ont eu force de loi jusqu'à la Révolution française, les nudités n'étaient justifiées que dans la peinture religieuse ou de mythologie ou les allégories qui constituaient le domaine réservé de la peinture d'Histoire. Le XIXè siècle est une époque de remise en question de ces conventions." 

 

Conclusion, nos sociétés occidentales aujourd'hui laïques, se réservent le droit sous des supports supposés laisser libre court à l'expression, de juger que le téton féminin ne peut en aucun cas être représenté dans l'Art... En revanche à chaque drame, à chaque attentat, nous avons droit aux images les plus dégueulasses et les plus cruelles sur les réseaux sociaux, sans aucune décence, sans aucune censure, car oui, les familles des victimes aiment à voir remuer le couteau dans les plaies béantes...

 

 

Les stigmates d'une période pourtant révolue.

En réalité nous n'évoluons pas dans une société tout à fait laïque et encore moins en ce qui concerne l'égalité des sexes. Si l'Eglise s'était réservée le droit du nu dans le domaine de la peinture d'Histoire, il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui la Femme (oui Eve, la pétasse responsable de tous nos maux), constitue un élément de désir, de plaisir et donc de péché, ce qui a particulièrement le don d'énerver les puritains et conservateurs qui préfèrent croire que la femme enfante mais jouit en silence et surtout, ne procure aucun plaisir visuel sain parce que le sein d'une femme, ça chatouille bien trop le zizi pour être sain. D'ailleurs tout le monde le sait, la maman de Jésus était vierge et avant Eve, il n'y avait pas de chaos et encore moins d'Hommes préhistoriques qui copulaient partout comme de gros dégueulasses... 

 

Bebarock

Photo VLR Photographie.

 

 

Rétrogradons-donc dans le puritanisme, laissons aux élites le choix de ce qui est l'Art, fermons les yeux sur l'origine du monde et n'accordons surtout pas le droit à l'expression aux artistes d'aujourd'hui, comme ça nous pourrons poursuivre au nom de cette prétendue liberté hypocrite, parsemée de leçons de moral, quand nous tenons absolument à déshabiller certaines communautés et à rhabiller les tribus... Ah bah oui j'oubliais qu'ici, en guise d'exemple il fallait un juste milieu, autrement ça n'est pas légitime mais "normal" qu'une jeune femme en mini-jupe suscite des envies de viols.

 

 

Le corps.

La possibilité d'envisager le corps d'une femme autrement qu'un bout de viande n'est décidément pas ancrer dans les moeurs occidentales, quoi que nous nous vantions d'une quelconque évolution. La beauté de la femme au-delà des générations et des périodes, l'Histoire que l'humaine a à raconter au-delà du désir et quand bien même, est pourtant essentielle à l'équilibre social si nous ne voulons pas poursuivre dans les dictas imposés et si nous voulons laisser un héritage vrai et libre, qui saura conter l'Histoire. Pardonnez mon impudeur si je me trompe... 

 

Bebarock

 

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:43

 

Ben, Ali , Olivia Nunery

 

Aujourd'hui sur la toile il y a comme un vent d'incompréhension. Parce qu'il me semble bien trop facile de pointer du doigt, de vouloir analyser pour "badbuzzer", de voir le mal même au coeur de la douleur et de véhiculer le malsain,  je voudrais juste partager mon ressenti :

 

C'est à l'âge de 31 ans qu'Ali Nunery meurt d'un cancer, laissant derrière elle son mari Ben et leur fille Olivia alors âgée d'un an. Deux ans plus tard Ben décide de déménager. Comme pour dire adieu aux souvenirs liés à cette maison, Ben demande à Melanie Pace, soeur de la défunte et photographe professionnelle, de prendre quelques photos. Sur ces clichés Ben et Olivia sont mis en scène sur les pas fantômes d'Ali en robe de mariée, sur les mêmes lieux où ont été capturées les photos de mariage avant la triste disparition. Mais ce qui aurait pu susciter l'émotion dérange et provoque l'indignation, aussi la toile sera sévère quant à cette idée qu'elle qualifiera d"impudique".


Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

 Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben & Olivia Nunery

Ben & Olivia Nunery

Ali & Olivia Nunery

 

Seulement sur ces photos, je ne vois pas de reproduction de photos de mariage. J'y vois une petite fille et son papa, j'y vois des souvenirs dans cette maison qu'ils quittent tous les deux sans l'âme de la disparue, j'y vois le regard d'un mari amoureux et heureux d'un côté et celui d'un père affectueux de l'autre, sans équivoque, avec le merveilleux héritage que lui a laissé sa femme, là où me semble-t-il, nulle part la petite fille ne porte de robe de mariée. Je ne vois pas non plus de substitution mais plutôt un hommage touchant, une envie de se souvenir avant de repartir à zéro ailleurs... là où plus jamais Ben et Olivia ne pourront prendre de photos avec Ali.

 

Je me suis alors demandé : ces photos auraient-elle suscité la polémique si Ali était en vie ? Votre avis m'intéresse, je suis ouverte à toute discussion...

      Bebarock


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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 19:20

 

The Militant Baker / Attractive & Fat

 

"Si nous recrutons des gens beaux, c'est pour attirer des gens beaux. Est-ce que nous sommes discriminatoires? Tout à fait!" dixit Mike Jeffries, le PDG de la marque Abercrombie & Fitch. Des propos qui choquent évidemment et qui succèdent à plusieurs polémiques déjà liées l'enseigne.

 

Car en effet après l'affaire des bikinis rembourés pour fillettes et celle des sanctions infligées aux vendeursMike Jeffries revendique non seulement son racisme "anti-gros" mais souhaite véhiculer une image surréaliste voire irréaliste de notre société sous les concepts ségrégatifs et anti-évolutifs d'Abercrombie & Fitch. Ainsi alors que de plus en plus de marques disposent de collections "plus size", Abercrombie & Fitch est fier de proposer des tailles de tee-shirts allant jusqu'au XXL pour les hommes et des hauts de maillots allant jusqu'au 95C pour les femmes... à condition que celles-ci ne dépassent pas la taille L.

 

 

"Je ne trouve pas ma taille !" 

Et il y a encore du chemin à parcourir avant de voir des tailles plus grandes s'installer confortablement dans nos rayons. Hier encore après avoir fait quelques boutiques pour une lectrice à relooker, je me suis sentie seule face à mon désarroi, dépitée de ne pas avoir trouvé ce que je cherchais dans la taille désirée. Là pour le coup, moulée dans ma robe taille 34 je n'avais jamais vraiment palpé les difficultés que pouvaient ressentir les femmes dites-rondes, parce qu'il faut être honnête, les boutiques dédiées c'est souvent cher, c'est souvent moche.

Bien sûr je me tournerai vers la toile qui me privera du plaisir de bien voir et de toucher, aussi devrait-on sans doute vanter les mérites des marques qui proposent à présent des grandes tailles à l'instar d'H&M et saluer les boutiques fédératrices comme Castaluna, mais la réalité c'est que toutes les femmes ne peuvent pas prétendre faire du shopping comme elles le voudraient au coeur de cette normalisation imposée qui feint d'ignorer que la femme dans son ensemble ne s'arrête pas à la taille 38-40. 

 

 

D'ailleurs plus qu'une normalisation ça en devient un fléau. Nous sommes bombardées par les publicités pro-régimes et les crèmes "magiques" à l'approche de l'été. Difficile de croire alors que les femmes dites-rondes se sentent bien dans leur peau, puisqu'en plus d'un racisme écoeurant des complexes sont imaginés là où en réalité il n'y en a même pas (lire l'article de Valérie du blog Blog To Be Alive"Le jour ou l'égérie Weight Watchers, Maurane, m'a insulté").

 

 

 

Après plusieurs appels au boycott et suite aux délires proférés par Mike Jeffries, c'est au tour de la blogueuse américaine Jes (The Militant Baker) de s'indigner en reprenant les initiales de l'entreprise A & F pour intituler un article "Attractive & Fat", un billet dans lequel la jolie tatouée s'insurge et parodie les campagnes publicitaires de la marque avec des clichés signés Liora K Photography et réalisés en compagnie du mannequin John C. Shay

 "Avec vos propos, vous renforcez l'idée que les femmes grosses sont des cas sociaux, sans valeur et indésirables. Je n'ai pas pris ces photos pour montrer que le mannequin m'a trouvée attirante, que le photographe m'a trouvée photogénique ou que vous êtes un abruti, mais pour prouver que je suis à l'aise dans ma peau. Je confronte les minces et les gros pour vous démontrer qu'ils peuvent être compatibles, quoi que vous en pensiez!"  

       

The Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & Fat

 

Blogroll du jour ! 

http://www.themilitantbaker.com/

http://blogtobealive.com/

http://letilor.blogspot.fr/

http://www.leblogdebigbeauty.com/

 

Bebarock

 


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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 16:37

 

Lutte contre la pédophilie

 

Après avoir vu "Crapuleuse" le mois dernier sur France 2, où il s'agissait d'une jeune fille ayant intégré un gang car contrainte de la fermer par une directrice d'établissement, j'ai de nouveau passé ma soirée d'hier devant la chaîne qui diffusait cette fois deux programmes sur le thème de l'Église et la pédophilie. En première partie de soirée le film "Le Silence des Églises", suivi d'un débat animé par Benoît Duquesne : "Église : le poids du silence".


Là, je suis restée figée pendant des heures. Le film était bouleversant. L'acteur principal Robin Renucci y jouait le rôle d'un prêtre pédophile (alias Père Andrey Vincey) qui s'était vu muté par un supérieur avant d'abuser encore et encore d'enfants qu'il cotoyait dans son "métier". Parmi ses victimes, Gabriel, un garçon de 12 ans (joué par Florian Vigilante) que l'on voit tantôt petit et abusé, tantôt adulte, détruit et désabusé. J'ai détesté ce film ou plutôt la réalité qu'il nous met dans la face, j'ai adoré l'idée que des scénaristes et réalisateurs français aient le cran de mettre un putain de coup de pied dans la fourmilière. 

 Le Silence des Églises

"Le Silence des Églises" fait  bien plus que de dénoncer, il met en scène sans rentrer dans de sordides détails pour aborder les multiples facettes de la pédophile au sein de l'Église, telle une immersion dans l'état d'esprit de chaque principal protagoniste : d'un côté la victime, persuadée d'être responsable voire coupable, de l'autre le pédophile bien ancré dans sa monstrueuse perversion, tout deux enracinés dans un silence encouragé par les responsables des Églises. L'issue de l'histoire sera un "soulagement" après des années de souffrance, une fin que mon coeur a apprécié car un peu moins serré... jusqu'à l'arrivée du débat, second programme de la soirée.

 

Je me suis alors demandée pour la énième fois, comment réagirais-je si de telles atrocités devaient arriver à ma fille ? Ou plutôt j'ai anticipé mes réactions avec toute la rage, la haine et le dégoût que peut m'évoquer la pédophilie. Aussi me rapprochera-t-on souvent d'être très maman-poule ou d'être "trop" vigilante... Et alors ? Oui, il m'est arrivé de penser et je sais que beaucoup de parents pensent comme moi même s'il s'agit-là d'un sentiment à vif, que je buterais le premier fils de pute qui s'approcherait de ma fille.

 

Revenons au débat. Sur plateau de Duquesne, l'acteur Robin Renucci, un avocat, un psy, une victime, la mère d'une autre victime, une journaliste de La Croix... et un prêtre. Pendant l'émission j'avoue que la moutarde me montait souvent au nez devant l'aberration évidente que les prêtres pédophiles étaient aussi considérés comme victimes de leurs propres actes, comme enfermés dans un vice, comme prisonniers d'un "péché" qu'ils se font maintes et maintes fois pardonner, comme martyrs d'une maturité sexuelle qu'ils se refusent... mais qu'ils imposent aux enfants. Là, l'Église s'incline à défaut de baisser une fois de plus sa culotte, puisque "Jésus" pardonne les péchés et donne le paradoxal droit de radier tout prêtre désireux d'avoir une femme dans sa vie ou dans son lit, de prohiber la capote et d'interdire que deux personnes consentantes du même sexe soient unies par les liens du mariage...


Soit. Puisque justice ne se fait plus au sein d'une Église bien distincte de l'État depuis belle lurette, le seul et unique refuge c'est la loi... sauf que le statut d'un homme d'Église lui confère aussi celui de revendiquer le secret professionnel, comme le souligne malicieusement la brochure "Lutter contre la pédophilie" destinée aux responsables éducatifs exerçant dans les paroisses ou encore dans les aumôneries.


Le poids du silence des victimes tristement honteuses d'être victimes s'ajoute donc à la loi du silence de l'Église qui elle-même nourrit sa merde face à la soi-disant fermeté et les mesures de Benoît XVI contre la pédophilie, et face à notre Justice qui joue la fine bouche quand à appliquer de conséquentes incarcérations. Résultat ? Les prêtres pédophiles sont déplacés et poursuivent leur "meurtre à l'enfance" ailleurs car après tout, seul Dieu est capable de pardonner et de juger sans attirer le scandale... 

 

Voir le film "Le Silence des Eglises"   

 Voir L'émission "Eglise : le poids du silence"

 

Bebarock

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:05

 

 Mariage gay

 

C'est assez contradictoire, que l'on ait le culot de vouloir encore régenter la vie de ceux qui s'aiment sous prétexte qu'ils ont le même sexe, alors qu'il serait d'abord essentiel pour le bien être de l'humanité que l'on apprenne à se respecter entre sexes opposés au sein de notre si "normale" et naturelle sexualité. Non ? 

 

Car certaines notions telles que le respect et l'égalité des sexes semblent encore si difficiles à atteindre...

Mais encore faudrait-il que nous puissions envisager que ce respect et que cette égalité entre sexes opposés nous font cruellement défaut, pour admettre enfin que nous sommes très mals placés pour donner des leçons de vie déguisées en morale à deux balles...

Mariage gay

 

Nous-nous battons sans cesse, au pays des Droits de l'Homme :

- Le harcèlement est banalisé, alors nous faisons valloir le droit au respect des femmes.

- Nous-nous battons contre le viol et contre les violences faites aux femmes, pour notre dignité.

- Le voile nous consterne, parce que l'enjeu reste la difficulté à déceler la liberté des femmes de l'arborer.  

Tiens d'ailleurs, en parlant de voile : dans notre pays dit-laïque, en quoi l'Église aurait-elle son mot à dire sur une décision de l'État ?

 

Je ne vais pas mâcher mes mots : si l'Église considérait la femme à l'égale de l'homme, d'ailleurs si elle considérait la sexualité tout court, elle serait un peu moins coincée du cul sur le sujet, et ça ferait moins de machos, de pervers, de violeurs, de pédophiles et d'homophobes. Mais de ce refus ou de cette incapacité à respecter l'autre sexe et à respecter la sexualité de chaque individu dans sa liberté, naît le refus ou l'incapacité à respecter une sexualité "différente".

 

Là, c'est toute notre éducation qu'il y a à refaire en zappant total le catéchisme (bordel je vais encore recevoir des mails d'insultes...) parce que la tolérance doit commencer par rayer toute ignorance... délibérée.

- Le mariage gay nous choque, parce que nous-nous devons de protéger nos enfants ? Dommage alors, que les mobilisations ne soient pas aussi vivaces quand nos enfants semblent véritablement en danger...

Mariage gay

  « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

 Évangile de Luc, 6, 41.

 

Bebarock

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:08

 

Les-coulisses-des-hopitaux1.jpg

 

Il va être bien difficile pour moi d'aborder le sujet sans trop rentrer dans les détails, parce que je tiens d'abord à conserver ma vie privée et qu'ensuite dénoncer les négligences des hôpitaux n'est pas une mince affaire sans conséquences. Mais je me lance, car je ne serais sans doute pas là pour vous parler, si amis et proches du domaine médical n'étaient pas présents au bon moment pour veiller sur moi et me mettre en garde. C'est donc avec des conseils et témoignages loin d'être rassurants que je vous fais part aujourd'hui de mon effroi, là où il y a encore une semaine ce présent article n'aurait pas pu surgir d'outre-tombe... 

Alors c'est vrai il ne faut pas généraliser, car que serions-nous sans nos médecins ? Mais quand on rentre à l'hôpital, que l'on confie son corps et sa santé, on ne se dit pas qu'une possible erreur médicale pourrait bien nous faire crever bêtement. Rassurez-vous je n'ai rien de grave, cependant en l'espace de quelques heures, j'ai vu toute ma vie défiler sous mes yeux :

 


Ca faisait un moment déjà que j'étais trop fatiguée, même pour bloguer (vous l'auriez sûrement remarqué). Quelques vitamines en pharmacie et hop je croyais repartir du bon pied et de bons clics... mais lorsque cette douleur m'a pris au ventre j'ai de suite consulté. Là mon médecin et amie m'ausculte et me donne des indications très précises sur la démarche à suivre. Le lendemain ça ne va pas du tout, je débarque à l'hôpital et leur fais part de mes douleurs et des recommandations de mon médecin. Les spécialistes (de mon cul) m'auscultent à leur tour, font tout le nécessaire avec leurs machines, puis me renvoient chez moi avec l'idée d'un traitement rapide et efficace, genre dans une semaine je suis au poil ! Mouais... parce qu'avec leur machine justement, ils auraient dû voir que c'était urgent, que l'opération était nécessaire et imminente...


Je rentre tout de même chez moi bredouille, puis passe quelques coups de fils et expose le topo pour rassurer et être rassurée. Un proche chirurgien me dit : "Tu déconnes ? On devrait être en train de t'opérer là...", une amie biologiste me sort la même : "Heu... ça c'est pas normal, ils auraient  te garder !".

 

Mais convaincue d'être entre de bonnes mains, je m'entête et rentre à la maison. Le lendemain matin, c'est tordue par la douleur que je crie à l'aide, les pompiers débarquent alors,  m'emmènent aux urgences et comme par hasard mon cas pas grave hier l'est un peu plus aujourd'hui : "Ok on va vous opérer ! ".

 En attendant que tout se mette en place une dizaine d'infirmiers et de médecins s'occupent de moi et me demandent à quoi je suis allergique pour ne pas commettre d'erreur médicale (sauf que là on est déjà en plein dedans...).

 

 

Après l'opération, le choc, je me réveille et une infirmière me confirme que l'on m'a enlevé une partie de moi... Toute la nuit alors je chiale, c'est pas si grave en fait mais c'est assez choquant sur le coup. Puis le lendemain, une interne me dit : "Tout c'est très bien passé, on vous a enlever le bobo".  Comment ça tout c'est bien passé ? On m'a enlever mon bobo ou plus ? "Ah noooon !!! Pas du tout, vous êtes bien entière !!!" Et là je râle, JE VEUX SAVOIR ce qu'ils ont trifouillé dans mon corps ! Surtout que tout le monde semble pressé que je me barre sans même que je n'ai vu mon chirurgien. Alors évidemment, le numéro de téléphone à appeler en cas d'urgence est un proche, mentionné chirurgien entre parenthèse par mes soins sur le document que j'ai rempli avant l'opération. 

 

L'interne m'explique avec une ordonnance à la clé que non, on ne m'a rien enlevé, juste le bobo qui me faisait du mal. Elle m'explique notamment (et naïvement) que deux écoles se disputent mon cas en réalité, à savoir ablation ou traitement. J'ai donc été l'objet d'un plouf plouf qui aurait été fatal si le père de ma fille n'était pas là pour appeler les pompiers le lendemain de mon renvoi de l'hôpital. J'attends tout de même mon chirurgien parce que JE NE BOUGERAI PAS de la chambre autrement. Et là je regarde la fameuse ordonnance remise en main propre par l'interne, il m'ont prescrit de l'Ibuprofène alors qu'il était bien stipulé 10 fois que j'étais allergique aux anti-inflammatoires... Ils veulent me flinguer ou quoi ? 

 

Là je hurle d'une force, et exige de suite la présence de mon chirurgien. Celle-ci débarque et me parle de mon opération, me certifiant l'ablation du bobo et pas plus, s'excuse ne pas avoir elle-même rédiger l'ordonnance, et tente de m'arracher celle que j'ai des mains pour m'en donner une autre toute neuve sans trace d'erreur de prescription, sauf que là, elle peut s'toucher..."Mais vous avez rêvé Madame JE GARDE cette ordonnance et vous aurez de mes nouvelles !!!"  

Là comme une pro, je lui sors tout ce que j'ai appris de la part de mes proches respectivement médecin et biologiste :

"Trois erreurs en deux jours ça fait beaucoup Madame :

1. Erreur de diagnostique la veille de l'opération.

2. Communication interne zéro : c'est quoi le VRAI bilan de l'opération ?

3. Prescription de médicaments dont je suis allergique..."

 

Tout le monde se confond en excuse même ceux qui n'étaient pas présents, mais ils s'en prennent à une infirmière qui n'était même pas là lors de mon hospitalisation. Là encore j'ai  hurler pour qu'on lui lâche la grappe. Sauf que la vérité elle est là parfois dans les hôpitaux : tu peux y rentrer avec rien de grave, et repartir les deux pieds devant par pure expérimentation ou par négligence entre quelques ciseaux, compresses oubliées dans ton corps ou protocoles zappés.

Dans ce contexte précis, une vieille connaissance me confie qu'elle se bat aujourd'hui pour rendre justice à son frère très malade chez qui les médecins avaient décelé une anomalie sanguine en 2006, sans vouloir l'hospitaliser. Mais le pire, c'est d'entendre de la bouche d'un chirurgien les dessous des revers des hôpitaux :

"Putain t'aurais pu crever je t'avais dit d'y retourner ! De toute façon ils n'ont pas fait leur boulot correctement et c'est pas étonnant. Là où je bosse les médecins traitent parfois les patients comme de la viande, c'est une véritable boucherie ! Une fois sous anesthésie les pires atrocités peuvent se dire et se pratiquer au-dessus du patient... Quand un black se fait opérer par exemple, certains collègues sont insultants : " Fais chier...pas envie d'opérer cette peau cramée". Et entre nous c'est parfois la guerre, surtout quand on débute dans un hôpital"...

 

Je ne sais pas si j'aurai la force de poursuivre l'hôpital en justice, j'attends d'être complètement rétablie, mais autant vous dire que je ne regarderai plus jamais les hôpitaux du même oeil...

 

Bebarock

 


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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:37

 

harcelement-de-rue.jpg

 

 

Blogs, réseaux sociaux, magazines et journaux s'alimentent encore et encore de témoignages de harcèlements de rue depuis la diffusion de la fameuse (et consternante) vidéo réalisée en caméra cachée par l'étudiante en cinéma Sofe Peeters à Bruxelles

 

 

Un coup de pied dans la fourmilière, où désormais les fourmis plus que jamais solidaires, s'indignent à coups de hashtags et de coups de gueules, dénonçant ainsi regards insistants, dragues lourdingues, propos affligeants, manque de respect et mains au fesses...  Dans ce débat  loin d'être clôt, certains hommes se défendent comme ils peuvent, pointant du doigt leurs voisins ou les harcelées, avec des arguments qui grossissent à la loupe la taille rikiki de quelques jupes, le manque d'éducation qui ne concerne absolument pas leurs parents, ou encore le machisme ahurissant dont font preuve les communautés adeptes du voile "autres".

 

 

Seulement ne nous voilons point la face... mesdames, mesdemoiselles et messieurs, parce que ce débat qui commence à puer l'hypocrisie ne dit pas toujours tout haut ce que toutes et tous pensons et vivons tout bas. Et l'escalier est parfois très vite grimpé, voire enjambé, entre la marche du regard insistant, celle de la drague pourrie, celle du "file-moi ton 06", jusqu'à la marche du "t'es bonne, j'te mets ma main au cul". Soyons francs :


On n'aime pas se faire mater... par les moches !

Alors évidemment si tu ressembles à Jude Law et que tu  mates DISCRETEMENT mes jambes interminables, j'esquisserai un sourire. Mais si t'as la tête à Franck Ribery, dégoûtée... j'aurai envie de te refaire le portrait...

 

 

On aime les hommes classes... bien éduqués !

Si quand tu me dragues t'es pot d'colle ça va pas l'faire. Inutile d'insister pour avoir un 06 obsolète, me proposer d'aller boire un verre si j'ai pas soif, et surtout t'étonnes pas si je remets en question l'influence de ta mère sur ta personne : si tu me traites de "salope", je te traiterai de " fils de pute".

Aussi qu'espères-tu en échange d'un primitif  "suce ma bite" ? Un rapport où nous pourrions copuler comme des primates ?  Là encore ta maman a du zapper tout ce qui aurait dû faire de toi un homme plutôt qu'un babouin...

 

 

On n'est pas d'la viande ! 

Comme en boucherie où l'on choisi un morceau de fesse plutôt qu'un bout de cuisse parmi toutes les viandes que tu espères retrouver dans ton assiette au dîner. Donc même si t'as le pognon pour bouffer, tu PEUX PAS toucher ! 


 

Les jupes courtes c'est pas pour vous (enfin pas seulement) !

Aller les filles... si vous portez des jupes ultra courtes, vous savez que vous-vous ferez reluquer (à moins d'être un royal boudin... et même comme ça...). C'est chimique, instinctif, primitif mais chimique...  parce que la séduction n'inclut pas seulement les regards et les sourires, il y a aussi le décolleté, les jambes et les fesses moulées... qu'on met en valeur pour plaire (oui oui faites pas genre...), pour se plaire, et pour bien faire saisir aux autres nanas qu'on peut être carrément sexy nous aussi... Malheureusement dans cette énorme meute où règne la séduction s'est infiltrée l'indélicatesse et le viol verbal.

 

 

Halte là l'hypocrisie ! 

Les hommes parfois disent tout haut ce que nous aussi pensons tout bas. La différence entre eux et nous c'est une société qui a octroyé aux hommes une liberté qui semble avoir du mal à se faire valoir au féminin. Une différence que l'on pourrait qualifier de politesse, d'éducation ou de sentiments, là où on se garderait bien de dire "t'as d'beaux oeufs tu sais ?" et où l'on espère encore s'entendre dire "t'as de beaux yeux tu sais ?" 

Puis ce débat... bien il vire une fois de plus en eau de boudin pas très halal : voile vs mini jupe, parce que forcément aguicheuses sommes-nous si courtement vêtues, ou encore  9-3 vs Auteuil-Neuilly-Passy, dans une généralisation qui occulte les BIGARDeries.  Non seulement on tombe dans les clichés, au coeur d'une guéguerre civile qui oppose sexes et cultures, mais nous plongerons dans un débat qui fera vite fausse route si on ne s'en tient pas à l'essentiel : le respect du sexe opposé. 

 

 

@crédit photo : Arthur Elgort

Bebarock

 


 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:06

 

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Je ne reviendrai pas sur l'affaire des mini-miss et consort, vu que nous avons chacun un avis (c'est la liberté de penser) là-dessus. L'avantage quand on tient un blog, surtout quand celui-ci n'est pas forcément ciblé, c'est que l'on peut donner son opinion sur tout et n'importe quoi, avec le ton qu'il nous plaît n'en déplaise aux lecteurs quels qu'ils soient. Le revers de cette pseudo liberté d'expression, c'est qu'il faut s'attendre (ce qui est mon cas) à recevoir de temps à autres, des commentaires ou des mails qui sous un fâcheux ton, menacent, s'insurgent, harcèlent... bref... la vie bloguesque quoi !

Seulement voilà, après avoir reçu ce mail (voir plus bas), je me demande où commence et où s'arrête la liberté d'expression. Parce que oui, chers compatrio-blogueurs, bah y a un moment où notre liberté est stoppée net, pour se jeter ensuite dans le vide, force est de constater qu'on lui cisaille les ailes :


Le 9 août 2011, la maman que je suis a pris le dessus sur la blogueuse que je reste, pour gueularder contre ça : http://www.bebarock.com/article-tu-seras-une-femme-ma-fille-102070467.html

Évidemment je m'attendais à être contredite, parce qu'il faut de tout pour faire notre monde qui malheureusement, ne tourne pas uniquement autour de ma personne... Mais plus de 7 mois après la publication de cette article,  les propos tenus ci-bas, me font doucement rigoler, car bourré d'hypocrisie puante. Décryptons-donc la bête : 

 

Demande de suppression d'un contenu litigieux (Ah ? Contenu litigieux ???)
Par Monsieur X
Madame, Monsieur,

Monsieur Blonde. et Madame Lambri.  (leurs noms ont été changés pour conserver leur de doute façon anonymat) parents et représentant légaux de leur fille T. nous ont demandé de les assister et de les représenter dans le cadre d’un litige l’opposant à l’éditeur de votre site.

Page(s) Concernée(s) :

 
http://www.bebarock.com/article-tu-seras-une-femme-ma-fille-102070467.html


A ce titre, Monsieur Blonde et Madame Lambri nous ont remis un dossier complet sur les agissements de différents intervenants sur internet, dont le vôtre, qui se sont autorisés la reproduction illicite de photographies sur lesquelles leur enfant mineure, sujet principal et unique et très aisément reconnaissable.

L'argument de l'enfant mineure... Mouais, peut mieux faire. Parce que sa minorité, il fallait peut-être y penser avant non ? Et puis... je ne pense pas avoir contribuer à,  si ce n'est dénoncer, "l'illicisme" de ces photographies.


Pour votre parfaite information, Monsieur Blonde et Madame Lambri ont accepté, en octobre 2010, dans l’intérêt de leur fille mineure T. la participation de cette dernière à une séance de photographies de mode pour le magazine Vogue sous la direction de l’Agence de mannequin Success Models (cafeteurs !).

Dans l'intérêt de leur fille mineure ? Nan mé lol !!!

Mon sentiment le voilà : c'est qu'une enfant de 11 ans ne trouve AUCUN intérêt à s'exposer ainsi dans les magazines aussi chics soient-ils, et que les parents en revanche eux, ont tout intérêt à les exposer pour être exposer un minimum à leur tour dans une pseudo célébrité qui disons-le franchement, avoisine le néant...

 


Le contrat de mannequin stipule que l’Agence peut exploiter les photographies représentant T. pendant une durée d’un an à compter de la première publication desdits clichés, cette première publication ayant été faite en décembre 2010.

Il s’en suit qu'aucune publication des photographies de cette enfant mineure ne peut plus être faite sans autorisation expresse de ses parents, ni par l’agence de Mannequin, ni par le Magazine Vogue, et encore moins par des tiers au contrat.

Or s’agissant d’une part d’une enfant mineure, d’autre part d’un consentement exprès qui avait été donné pour une période limitée dans le temps, vous ne pouvez arguez bénéficier d’une quelconque tolérance.

Ils ont donc attendu que le contrat prenne fin, pour que l'exploitation s'achève, et donc débuter une procédure d'attaque. Soit. Il est vrai qu'ils auraient été sans doute plus tolérants à mon égard si mes propos avaient un minimum toléré ces clichés. 

 

En l’espèce, l’autorisation de publication qui avait été donnée pour la série de photographie de mode en 2010, limitée dans le temps est largement expirée, outre le fait que ni l’agence Success Models, ni le magazine Vogue ne vous ont autorisé à une telle reproduction, qu’ils ne pouvaient en tout état de cause pas autoriser.

Quel état de cause ? Il eu donc fallu que je sois d'accord avec ces clichés, que je mette en avant le côté esthétique, la beauté de la petite fille (maquillée comme une voiture volée et sapée comme une femme fatale (et encore je suis gentille)), et donc occulter l'accablante vérité : la sexualisation des petite filles !



En conséquence, au regard de ce qui précède, par la présente, Madame Lambri et Monsieur Blonde sollicitent, sous ma plume, le retrait immédiat sur votre site internet de toute photographie ou vidéo représentant la personne mineure de T.B. L. et/ou de toute référence écrite, sonore ou vidéo totale ou partielle de à nom et/ou à son prénom.

Nous tenant à votre disposition pour de plus amples renseignements, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de nos salutations distinguées.

Cordialement
Monsieur X
Agence Net Offensive

 

Ok, revoyons la définition de mot "censure" : Examen d'une autorité décidant de ce qui peut être diffusé et publié.

Ah ben tiens...  Dommage que ces "autorités" n'aient pas été suffisamment compétentes pour examiner les véritables responsables. Deux poids deux mesures donc. Dans tout ce blabla d'hypocrite, parce qu'il s'agit bien-là d'hypocrisie (même si je ne remets pas en cause la plume de l'agence qui fait tout simplement son job), je constate juste que la liberté d'expression s'arrête lorsque l'on conteste ou que l'on ne se plie pas au bon vouloir de ceux qui aspirent à nous instrumentaliser pour créer le buzz, ou promouvoir une marque ou une action quelconque. Et avec le traité ACTA qui nous pend au nez, le peu de liberté qu'il nous reste pour faire vivre nos blogs, pour partager,  informer, et dénoncer... fera tout simplement partie de nos souvenirs...

 

Madame Lambri, je tiens à préciser que je retire ces photos avec plaisir, dans une démarche qui  je l'espère aussi la votre, tend à préserver votre fille... En espérant notamment que tout ceci vous aura servi de leçon.

Bien cordialement (en fait pas cordialement du tout),

Bebarock

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:38

 

Kery James : Lettre à la République

 

 

Pour qui voterez-vous ? C'est con cette question, pourtant elle semble tabou, comme s'il était imprudent d'être fier de ses propres convictions, ou alors, comme si il n'y avait pas de quoi en être fier...


De leur côté, artistes et célébrités en tous genres prennent position, clament leur préférence pour la France de demain, se servent de leur influence ou de leur métier pour installer leur opinion au coeur de l'opinion publique à l'aube des présidentielles. Activistes d'une vie ou activistes d'un jour, activistes dans leurs actes ou activistes dans leur art, au fil des générations, il y a toujours eu et heureusement (ou malheureusement), au nom de la liberté d'expression (ou pas), des citoyens qui hurlent tout haut ce que beaucoup de nous pensons tout bas. Ça met un coup de pied dans la fourmilière, ça remue la merde, ça ne fait peut-être pas prendre conscience mais au moins le débat peut être lancé sans ce déguisement absurde que l'on appelle l'hypocrisie. N'est-ce pas ?


La France c'est un peu comme une grande famille malheureuse, disloquée, avec ses grands chefs de tribus qui dirigent ou aspirent à diriger, et ses petits chefs de tribus, sans doute plus représentatifs de nous-mêmes, que l'on appelle grandes gueules. Portes-paroles de "communautés" ou de classes sociales, défendeurs ou accusateurs, les journalistes, comédiens, chanteurs, humoristes, imposent et exposent leurs idéaux  tel Coluche ou Balavoine à l'époque, tel Cantona,  Guillon... ou encore DieudonnéZemmour aujourd'hui. (Et oui, c'est comme ça, même si tu peux pas les blairer). Sauf qu'entre la liberté d'expression et la censure, on a souvent l'impression (non en fait c'est un fait) qu'il y a deux poids deux mesures. Difficile alors pour nous, pauvres citoyens, de ne pas être influencés par une élocution plutôt qu'une autre...

 


Si je te dis que j'approuve certains propos de Zemmour t'en penses quoi ? Si je te dis que Dieudonné me fait souvent marrer t'en penses quoi ? Et si je te dis que je vénère Stéphane Guillon t'en penses quoi ? La vérité elle est là.  Il faut donc un bouc émissaire, et c'est soit les immigrés et fils d'immigrés, soit les riches juifs soit les pauvres musulmans,  soit les blancs face aux arabes et aux noirs, ou plus intelligents sans aucun doute, soit les citoyens français face à ses dirigeants à la con à qui on a envie de dire : "Casse-toi pauv' con !"


Mais on ne marchera pas ensemble contre la crise, la pollution, la délinquance... faut pas rêver, puisque l'on s'accuse incessamment mutuellement de tous les maux. Toute vérité n'est pas bonne à dire semble-t-il. Toute vérité n'est pas tout à fait vraie mais chacun possède sa propre vérité, et la vérité parfois, faut que ça sorte : "Comment aimer un pays qui refuse de nous respecter ?"  dixit Kery James dans sa "Lettre à la République" qui comptabilise depuis sa diffusion  (27 février dernier) plus d' 1.700 000 de vue sur YouTube...


Nous n'avons pas poursuivi notre histoire dans le bon sens, nous nous sommes tellement détachés les uns des autres pour  nous accuser les un les autres qu'aujourd'hui c'en est douloureux. Et s' il faut accepter qu'un Zemmour fasse appel aux "chiffres" au risque de faire du mal,  il faut sans doute accepter qu'un rappeur fasse appel à l'Histoire au risque de faire du mal notamment.

 

Mais s'extraire ou extraire l'autre de sa patrie sous un prétexte statistique ou historique relève malheureusement du non-sens quand on se dit citoyen à part entière. Et s'extraire ou extraire, poussé par l'amertume et la colère, semble décidément tout aussi douloureux que d'apprendre à vivre ensemble. Elle est donc là la vérité, y-aurait-il plusieurs France ?

 

 Bebarock

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:02

 

J'ai vécu : le harcèlement à l'école...

 

 

Lorsque la campagne de choc contre le harcèlement à l'école a débuté, je me suis dit qu'en dépit du point d'honneur que je tente (tant bien que mal) de mettre à dissocier blog et vie privée, il fallait sans doute que je vous fasse part de mon expérience :


Aujourd'hui avec les réseaux sociaux, le harcèlement à l'école semble bien pire, pourtant, au regard des spots, je me dis que les choses n'ont fondamentalement pas changé. D'où l'importance d'une certaine vigilance, et d'une proximité parents-enfants, parents-corps enseignant, et corps enseignant-élèves qui doit absolument évoluer. Je reste persuadée qu'avant, nos enseignants étaient plus sévères et moins laxistes, tout comme les parents d'ailleurs (oui je généralise encore et inutile de polémiquer là-dessus une fois de plus), mais le dialogue nul s'accompagne de souffrances, et la souffrance peut très mal finir.  Pourquoi les élèves ont-il peur de parler, pire encore, pourquoi néglige-t-on leurs maux quand enfin, ils y mettent des mots ?

 

 

Dis-moi qui sont tes parents, je te dirai si tu morfleras...

Fille de flic je n'ai par définition eu aucun répit de la 6ème à la 1ère. Tout un collège qui se rue sur vous parce que votre père a confisqué le scooter d'une "grosse tête" sans casque, parce qu'il fait partie de ceux qui castagnent pendant les manifs, ou se faire cracher dessus parce qu'il vient vous chercher en uniforme, c'est traumatisant à vie, et c'est avoir peur du monde extérieur pendant longtemps, voire plus...  Souvent, les élèves sont assez observateurs des parents de leurs camarades, mais nous parents, sommes-nous suffisamment observateurs, au delà des carnets de notes et des sacs à dos de nos enfants ? 

 


Pourquoi souvent, les élèves harcelés se taisent

Bien moi je n'ai rien dit. Parce qu'en plus de me faire démonter la tronche à l'école, je me faisais déboîter la mâchoire à la maison... Aucun sentiment de sécurité, nulle part, et j'aurais très bien pu en parler aux professionnels des établissements scolaires mais jamais ceux-ci n'avaient évoqué le sujet, dans aucune classe, pourtant, j'étais loin d'être la seule dans le cas. Seulement voilà, être celle qui ouvre la brèche, c'est aussi accepter d'être celle par qui les sanctions tombent... 

 

 

Le sexe à l'école

Ils étaient trois derrière moi à la sortie du lycée. Visiblement pas tous potes. Deux d'entre eux raillaient ma tenue vestimentaire : " C'est quoi cette jupe pourrie ? Attends on va te l'enlever". L'un d'eux a baissé ma jupe, l'autre éclata de rire, et le troisième m'a pris la main pour me dire : " Ne t'inquiète pas je suis là, ils ne te feront plus rien" . Ce fut mon meilleur pote du lycée, pas très recommandable... mais super pote. A côté de la scène accablante il y avait quelques adultes, mais aucun d'eux n'avait réagi... 

Me bloquer dans les cages escaliers, chercher à regarder sous ma jupe, me demander si je porte un soutif bleu ou vert, ce sont des choses bien trop communes entre les élèves, désolée, pour être ignorées... Et si je n'ai jamais cédé à quelque chantage sexuel que ce soit, il aurait sans doute fallu que je sois une élève parfaite, sans zéros, sans bavardages en classe, et sans reproches, pour que je ne  puisse jamais craindre les chantages d'une part, et les réactions des adultes de l'autre... 

 

 

L'issue  fatale ?

Pauline 12 ans, élève du collège Jean Jaurès de Lens s'est donnée la mort avec le fusil de chasse de son père le 3 janvier dernier... Moi aussi j'y ai pensé, à prendre le flingue de mon père pour en finir une fois pour toutes, jusqu'au jour où j'ai remarqué que l'unique façon de m'en sortir, était de me lier au bourreaux. Et ça m'a pris en 1ère : une baffe à un camarade en plein cour et j'étais devenue une star. C'est con cet instinct de survie que je ne recommande absolument pas mais voilà, ce fut comme ça. Exit la fille de flic et bonjour la racaille...

De raillée, je suis peu à peu devenue celle qui se moquait impunément. Celle qui se cachait au fond de la classe pour faire des conneries avait remplacé celle qui se cachait tout court, celle qui faisait gaffe à ses fréquentations était devenue l'une des plus grosses têtes à craindre du lycée, car accompagnée de petits trafiquants, de voleurs, et de fouteurs de merdes. Jamais je ne m'étais sentie autant respectée, et en sécurité... Sentie seulement...  Heureusement pour moi, cette tournure s'acheva en même temps que ma scolarité au lycée... sinon je ne serais peut-être pas là aujourd'hui pour vous en parler...


http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/

Bebarock

 

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