16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 12:33
Photo : Lodovicus Nym

Photo : Lodovicus Nym

Depuis mon activité de modèle, il ne se passe pas un jour sans qu'un photographe ou une modèle ne se plaigne d'avoir été censuré pour un téton qui dépasse (et encore) ou une image soit-disant trop évocatrice... Bizarrement le géant du réseau social possède un algorithme qui relève de l'éternel point d'interrogation, pour peu que l'on aie été signalé pour des raisons qui ne relèvent absolument pas de nudité (rivalités entre modèles ou entre photographes, jalousie, crêpages de chignon, lâché de greluches...).

Soit. On conteste puis on s'insurge, direction "Espace assistance". Parfois ça marche, souvent ça ne marche pas, là où il semble bien compliqué de gérer la vie entière exposée de tous les adeptes de Facebook, cependant :

 

Cachez-moi donc ce téton que je ne saurais voir ! 

On ne va pas revenir là-dessus ! Si si... Un téton masculin ne choque pas. Les messieurs ont le droit en toute impunité de poster des photos de leur torse nu et teats poilus sans avoir à craindre de jugement en cours de castration Facebook. Un sexisme volontaire qui nous renvoie à l'inégalité des sexes et à toute l'Histoire des femmes en général, qui doit encore faire grève à partir de 16h34 pour prétendre aux mêmes salaires que leur alter ego aux services trois pièces. Bien... soyons donc conciliant : si l'excroissance de chair dont nous disposons (bon... je n'ai pas une énorme excroissance c'est vrai), celle-là même qui vous nourrit petit et vous réjouit plus grand, perturbe votre équilibre psychologique, vous indigne et vous chatouille le prépuce au point qu'il faille les cacher, nous allons donc flouter les accusés. 

 

Sans vouloir plagier l'Origine du monde, le réseau social semble malgré tout passer complètement à côté de la notion d'Art. Petite recherche Wikipédia : "Le nu ne s'est constitué comme une catégorie de la critique d'art qu'au début du XXè siècle.  Auparavant, on parlait de « nudités » lorsque des corps apparaissaient sans vêtements dans une œuvre d'art. Pour L'Académie royale de peinture et de sculpture, dont les classements ont eu force de loi jusqu'à la Révolution française, les nudités n'étaient justifiées que dans la peinture religieuse ou de mythologie ou les allégories qui constituaient le domaine réservé de la peinture d'Histoire. Le XIXè siècle est une époque de remise en question de ces conventions." 

 

Conclusion, nos sociétés occidentales aujourd'hui laïques, se réservent le droit sous des supports supposés laisser libre court à l'expression, de juger que le téton féminin ne peut en aucun cas être représenté dans l'Art... En revanche à chaque drame, à chaque attentat, nous avons droit aux images les plus dégueulasses et les plus cruelles sur les réseaux sociaux, sans aucune décence, sans aucune censure, car oui, les familles des victimes aiment à voir remuer le couteau dans les plaies béantes...

 

 

Les stigmates d'une période pourtant révolue.

En réalité nous n'évoluons pas dans une société tout à fait laïque et encore moins en ce qui concerne l'égalité des sexes. Si l'Eglise s'était réservée le droit du nu dans le domaine de la peinture d'Histoire, il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui la Femme (oui Eve, la pétasse responsable de tous nos maux), constitue un élément de désir, de plaisir et donc de péché, ce qui a particulièrement le don d'énerver les puritains et conservateurs qui préfèrent croire que la femme enfante mais jouit en silence et surtout, ne procure aucun plaisir visuel sain parce que le sein d'une femme, ça chatouille bien trop le zizi pour être sain. D'ailleurs tout le monde le sait, la maman de Jésus était vierge et avant Eve, il n'y avait pas de chaos et encore moins d'Hommes préhistoriques qui copulaient partout comme de gros dégueulasses... 

 

Bebarock

Photo VLR Photographie.

 

 

Rétrogradons-donc dans le puritanisme, laissons aux élites le choix de ce qui est l'Art, fermons les yeux sur l'origine du monde et n'accordons surtout pas le droit à l'expression aux artistes d'aujourd'hui, comme ça nous pourrons poursuivre au nom de cette prétendue liberté hypocrite, parsemée de leçons de moral, quand nous tenons absolument à déshabiller certaines communautés et à rhabiller les tribus... Ah bah oui j'oubliais qu'ici, en guise d'exemple il fallait un juste milieu, autrement ça n'est pas légitime mais "normal" qu'une jeune femme en mini-jupe suscite des envies de viols.

 

 

Le corps.

La possibilité d'envisager le corps d'une femme autrement qu'un bout de viande n'est décidément pas ancrer dans les moeurs occidentales, quoi que nous nous vantions d'une quelconque évolution. La beauté de la femme au-delà des générations et des périodes, l'Histoire que l'humaine a à raconter au-delà du désir et quand bien même, est pourtant essentielle à l'équilibre social si nous ne voulons pas poursuivre dans les dictas imposés et si nous voulons laisser un héritage vrai et libre, qui saura conter l'Histoire. Pardonnez mon impudeur si je me trompe... 

 

Bebarock

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:59
J'porte pas de soutif... et j'vous emmerde !

Sommes-nous vraiment en phase avec nos convictions profondes ? Jusqu'où le regard des autres nous atteint-il ?  Nous suivons toutes plus ou moins des codes. Soit liés aux tendances, soit au milieu social et culturel auquel nous appartenons, soit aux dépendances que nous nous créons. Mais je voudrais vraiment dire aux femmes que quels que soient ces codes, il nous appartient à nous de les suivre ou pas, de les modeler à notre guise et pourquoi pas, de les transcender, même de les oublier.

 

 

 

Moi, j'ai décidé de ne plus me préoccuper des regards, des jugements, des commérages. Cet état d'esprit dans lequel je me sens bien plus libre me semble évident aujourd'hui, mais il m'a fallu des années avant de comprendre que je devais lâcher prise, ou plutôt l'emprise que pouvait avoir l'opinion des autres sur moi, comme une sorte de coming out où je n'ai nul eu besoin de faire de révélation, juste être moi-même, à mon apogée propre. Une libération essentielle à mon sens pour être une femme épanouie et une bonne mère...

Je sais que le tatouage m'a beaucoup aidé sur ce travail de ré-appropriation morale et physique. Mes "mutations" m'ont beaucoup aidé aussi, là où je suis passée de jeune femme à mère puis de mère à femme. Jamais je ne me suis sentie aussi bien qu'aujourd'hui parce que j'ai tout lâché, y compris les préjugés. Je voulais me sentir vraiment libre, en adéquation avec moi-même, avec mes ambitions, avec mes rêves, avec mon corps. Perdues dans les méandres des opinions d'autrui, je me suis demandée qui j'étais vraiment au final, ce que je voulais vraiment et ma priorité fut enfin d'être heureuse, tout simplement, de jouir de la vie sans trop me poser de questions, pas seulement par pur égoïsme, mais aussi pour ma fille qui n'a pas demandé à venir au monde. Lui offrir une maman libre était pour moi la moindre des choses pour qu'elle le soit à son tour.

 

 

L'erreur, c'est de penser que notre liberté s'obtient en étant une parfaite épouse, une parfaite mère, femme au foyer, femme active. Il nous faut porter ceci, cela pour être bien, on doit être mince, plus en rondeur.... et dans tout ça, on oublie simplement d'être une femme, simplement d'être nous-mêmes, avec nos désirs, nos revendications, nos objectifs... Notre liberté, c'est d'abord de croire en nous, individus à part entière, en ce que nous désirons pour notre vie sociale et professionnelle, pour notre vie de couple et notre vie de famille. Je n'avais plus envie de me regarder dans un miroir avec un reflet qui n'était pas le mien, celui que les autres pensaient ou voulaient de moi. 

Ce n'est qu'à partir de cette prise de conscience que l'on parvient à garder plus de sérénité dans les moments difficiles : la franchise. Savoir dire "non" quand on ne veut pas et "courage" quand il s'agit de braver les épreuves. Les encouragements d'une amie, d'une maman, d'un mari, d'un amant ne valent rien si ne savez pas qui vous êtes, ce que vous voulez et ce dont vous êtes capable de faire déjà pour vous-même.

 

 

Après mon accouchement, j'avais pris plus de 20 kilos. Effacée, mon poids n'était pas un soucis pour moi car il ne l'était pas pour mon mari, qui préférait de loin me voir typique mère au foyer. Cette obsession machiste qu'il avait m'a enfermé dans une bulle avant qu'elle ne finisse par éclater car je me suis rendu compte que plus rien ne me ressemblait, sauf l'adorable petite fille que j'avais mise au monde. Alors j'ai dit "non" et je me suis dis "oui". En 9 mois j'avais perdu 26 kilos et... la poitrine qui allait avec... tant pis. Quelque temps après je divorçai pour refaire ma vie ailleurs là où une nouvelle vie et un nouveau job m'attendait sans même que je ne le sache, tant mon obstination à être moi-même m'a finalement conduite à mes propres objectifs. Je me suis ouverte au monde, à la vie, en inspirant un grand coup : "vas-y...fonce !". J'étais donc revenue au point de départ des années plus tard et je me demande encore aujourd'hui ce qu'aurait été ma vie si je n'avais jamais pris ces bonnes décisions.

 

Alors oui, je vais boire des bières avec des potes, traîner avec des punks, pire encore... traîner avec des flics, écouter ma musique des îles même si ça t'emmerde, me tatouer tout le corps même si ma mère déteste ça et finit par me rejeter, prendre mon pied toute seule si ça me chante, rien branler à la maison aujourd'hui parce que j'en ai rien à foutre et acheter un cartable tête de mort à ma fille si ça nous plaît. Ce que je veux je l'aurai et même si je n'obtiens pas toujours ce que je veux, je suis assez sûre de moi pour croire que je peux y arriver, et mon véritable but c'est ça, me projeter au bout de ce que je peux être... en tant que femme. M'accomplir. 

 

 

Moi, c'est Mell.

J'étais une enfant modèle... et battue... et violée. J'ai fait des études, j'allais à l'Église tous les dimanches, puis j'ai été prof de chant, puis maman, femme au foyer et encore femme battue. J'avais cessé d'exister,  pas seulement à cause de toutes ces épreuves, mais parce que j'avais négligé mon individualité, mon humanité, ma force de pouvoir être autre chose que les caprices des autres. Aujourd'hui, je perce des corps et blogue de temps à autres, je me fiche de ne plus avoir de poitrine, mes nénés vivent à l'air avec leurs piercings. Ma fille travaille très bien à l'école parce que je lui apprends à se battre pour elle. Il m'arrive de rentrer tard parce qu'un soir je préfère être une femme qu'une maman. Si je ne te trouve pas sympa bah... j'viendrais pas me coller à ta gueule et tout ce qui m'apporte des emmerdes je l'efface et vise ce qui m'apporte du bonheur même si pour ça je dois me battre.

 

Si la vie me sourit à présent, c'est que j'ai appris à aimer même quand on ne m'aime pas, à détester même quand ça fait chier, à dire ce que je pense, à rouler du cul si ça me chante, à répondre aux sourires d'un bel homme ou d'une jolie jeune femme, à ignorer les mauvais regards et la jalousie, à rire de mes défauts parce que je ne suis pas réduite à un défaut, personne n'est parfait. J'ai appris à pleurer quand j'en ai envie, à tout envoyer péter s'il le faut, à ne plus avoir peur de dire oui, de dire merde, à ne plus avoir peur de confronter la souffrance, de souffrir quand j'ai mal... et à ne plus voir la vie en face, mais ma vie en face.

 

Bebarock

 

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:43

 

Ben, Ali , Olivia Nunery

 

Aujourd'hui sur la toile il y a comme un vent d'incompréhension. Parce qu'il me semble bien trop facile de pointer du doigt, de vouloir analyser pour "badbuzzer", de voir le mal même au coeur de la douleur et de véhiculer le malsain,  je voudrais juste partager mon ressenti :

 

C'est à l'âge de 31 ans qu'Ali Nunery meurt d'un cancer, laissant derrière elle son mari Ben et leur fille Olivia alors âgée d'un an. Deux ans plus tard Ben décide de déménager. Comme pour dire adieu aux souvenirs liés à cette maison, Ben demande à Melanie Pace, soeur de la défunte et photographe professionnelle, de prendre quelques photos. Sur ces clichés Ben et Olivia sont mis en scène sur les pas fantômes d'Ali en robe de mariée, sur les mêmes lieux où ont été capturées les photos de mariage avant la triste disparition. Mais ce qui aurait pu susciter l'émotion dérange et provoque l'indignation, aussi la toile sera sévère quant à cette idée qu'elle qualifiera d"impudique".


Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

 Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben, Ali , Olivia Nunery

Ben & Olivia Nunery

Ben & Olivia Nunery

Ali & Olivia Nunery

 

Seulement sur ces photos, je ne vois pas de reproduction de photos de mariage. J'y vois une petite fille et son papa, j'y vois des souvenirs dans cette maison qu'ils quittent tous les deux sans l'âme de la disparue, j'y vois le regard d'un mari amoureux et heureux d'un côté et celui d'un père affectueux de l'autre, sans équivoque, avec le merveilleux héritage que lui a laissé sa femme, là où me semble-t-il, nulle part la petite fille ne porte de robe de mariée. Je ne vois pas non plus de substitution mais plutôt un hommage touchant, une envie de se souvenir avant de repartir à zéro ailleurs... là où plus jamais Ben et Olivia ne pourront prendre de photos avec Ali.

 

Je me suis alors demandé : ces photos auraient-elle suscité la polémique si Ali était en vie ? Votre avis m'intéresse, je suis ouverte à toute discussion...

      Bebarock


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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 19:34

 

racisme.jpg

 

 

Ce matin, j'ai été voir le papa d'un petit garçon qui profère des propos racistes à l'école. Je voulais absolument lui parler, ça me tenait à coeur. Même si ça ne me concernait pas directement, même si ma fille n'a pas été insultée, ces propos qui m'ont été rapportés par d'autres parents m'ont choqué, blessé, vexé et considérablement énervé : "Ma maman ne veut pas que tu viennes à la maison parce que tu es noir." ou encore : "Je ne joue pas avec toi parce que tu es noir, c'est pas que j'taime pas, mais ma maman m'a dit d'éviter les noirs !"

 

Alors entre une maman consternée qui me dit qu'elle a retrouvé sa fille métisse en pleurs dans sa chambre : "Maman je suis différente !" et les autres mamans qui entre deux essayages d'escarpins me rapportent les mêmes propos racistes du même petit garçon, j'en ai eu marre, j'ai donc décidé de briser la glace.

 

Je ne suis pas dupe, je sais que derrière pas mal "bonjour Madame" se cache souvent de la jalousie, de l'hypocrisie et parfois du racisme, mais ce monsieur-là, je l'ai vu gronder plusieurs fois son gamin qui se trouve être aussi grossier que turbulent. La maman en revanche est glaciale et laxiste... et avec mon caractère de merde qui mousse au quart de tour, j'ai préféré m'adresser au papa, toujours souriant et bien plus cool, parce que sinon ça partirait en couille puis on dira "toujours les mêmes". Pas envie d'alimenter leur statistique de merde qui fichent les "colorés" dans une case puante. 


Le papa, consterné, me dit qu'il parlera à son fils fermement, que sa mère ne va plus l'emmener à l'école ni le chercher depuis 6 mois, parce qu'il se murmure trop de commérages à son sujet (vous m'en direz tant !) et parce qu'avec son surpoids, elle a honte d'aller devant l'école là où d'autres mamans se moquent d'elle. 

Etrange non ? Celle qui souffle à l'oreille de son fils des propos racistes vit elle-même une forme de racisme... Entre complexe de supériorité et complexe d'infériorité, il n'y a décidément qu'un millimètre. 

 

On s'inquiète maintenant de la montée du racisme en France mais la réalité c'est que les racistes se sentent plus légitimes avec l'ascension du FN et je suis navrée de le dire (en fait non) mais le FN, ça me donne juste envie de gerber ! Je ne suis pas pro-socialiste,  je ne me reconnais d'ailleurs dans aucun parti politique, aucun homme au pouvoir et encore moins l'actuel. Je n'aime pas non plus l'idée qu'on m'impose des us et coutûmes qui ne sont pas les miennes, ça me dérange, aussi j'ai conscience que de générations en générations nous sommes quasi-tous bien français avec les même droits et devoirs, mais pour moi, si tu choisis de vivre ou de rester dans un pays, tu respectes sa culture, basta ! Légiférer sur le jambon dans les cantines, je comprends, prier dans les rues mais supprimer les sapins de Noël à l'école, là j'ai du mal...

 

Quoi qu'il en soit, rien, absolument rien n'excuse le racisme, le fait de détester l'autre pour sa couleur, pour son quotidien, pour ses rituels. Nous devons apprendre à cohabiter, à respecter l'autre et à ce sujet, la civilisation ne semble pas être à la portée de tous. Ceux-là même qui traitent les autres de sauvages ne sont ni plus ni moins que des atrophiés du cerveau qui entraînent les plus primitifs d'esprit au sein de leur campagne contre l'humain. 

 

Remettons les choses à leur place :

- Il n'y pas plus d'étrangers en France qu'il n'y a de Français à l'étranger (voir ici).

- Le FN est un parti dangereux, quelles que soient les "bonnes" intentions de celui-ci et quelle que soit l'image désormais "cool" qu'il veut se donner, parce qu'il légitime les violents propos et les violentes intentions de tout un tas d'imbéciles qui expriment leurs frustrations au travers de la haine, au point d'utiliser leurs enfants pour véhiculer leur rage.


Anne-Sophie Leclere (candidate FN) compare Taubira à un singe sur sa page Facebook. 



 

 

Quelques temps après à Angers... 

 

 

 

Là encore il y a un non sens. On compare Taubira à un singe, on lui brandit des bananes... jamais des manifestations n'ont été aussi virulentes quand il s'agissait de lutter contre la pédophilie... pourtant, il semblerait bien que certains confondent homosexualité et pédophilie...  



 

 

Qui donc-là est "bête" ? 

C'est trop facile d'accuser les "autres" d'être responsables de la crise, du chômage, de la violence, parce que manipulés parce que les médias. D'ailleurs en parlant de médias... la France en prend aussi pour son grade quand sa population est "colorée", parce que le portrait qu'on nous brosse de la Guadeloupe en ce moment est juste surréaliste. A chaque fois que l'île papillon passe au journal de 20h, il nous est conté l'apogée de la violence et des problèmes de drogue... avec des flics bien blancs et des racailles bien noirs. Là, mon mort de lol se transforme en colère. Pourquoi ? Mon père est brigadier là-bas après avoir exercé 20 ans en métropole, et je peux vous assurer que pour avoir vécu une bonne partie de mon adolescence en Guadeloupe,  90% des policiers sont noirs, parlent français, créole, et eux aussi mènent une lutte acharnée contre la violence. Les jeunes sont pointés du doigt ! Pourquoi ne pas expliquer que la Guadeloupe est malheureusement au coeur d'une plaque tournante géographique de la drogue et que la vie là-bas est bien plus chère qu'en métropole ? 


Mon frère lui, vit ici. Il est chirurgien à 27 ans et enseigne déjà dans une université (fichu surdoué !). Tous les jours il subit le racisme de ses collègues car sa peau claire est déjà trop colorée... Il se bat fort pour réussir car il le sait : il n'y a aucune raison d'être fier de ce que l'on est déjà... mais on peut être fier de ce que l'on accomplit ! 

Le racisme, c'est l'apanage des imbéciles...

 

 

Bebarock

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:24

 

riri-pout.jpg

 

Vous le savez, je suis loin d'être coincée. Aussi je ne suis pas du genre à être choquée du style une main sur les yeux l'autre sur la bouche grande ouverte, pensant à haute voix : "OMG!".

Seulement faut pas déconner. Depuis quelques temps les idoles made in USA, celles-là même qui fascinent notre jeunesse et moins-jeunesse véhiculent une image de la femme qui ne me rassure pas du tout.


Précurseur (oui précurceuse ça n'existe pas) dans le genre, Madonna a su combiner sex et pop en conservant tout de même les limites d'une certaine classe (si on peut appeler ça comme ça) qui lui a permis d'être une icône mettant à nu les fantasmes jusque-là enterrés sous des hypocrisies puritaines. Simulation, crucifixion ou autres baisers lesbiens... jusque-là ok.

 Lady Gaga lui piquera la vedette des années plus tard avec la même recette : sexe et religion font décidément bon ménage dans le monde de la pop là où le sexe fait tourner le monde.

 

 

Puis il y a eu des mutations incompréhensibles : Difficile de se contenter de la gloire quand on pense pouvoir en obtenir plus et compliqué de s'aligner face à la concurrence qui veut en faire toujours plus. Celles qui fascinaient jadis consternent et dégoûtent aujourd'hui, parce  qu'évidemment nous ne sommes pas dupes, montrer ses fesses ça fait du bien, ça fait du buzz, mais le secret du succès reste encore l'impénétrable, la séduction, suggérer pour laisser place à un minimum d'imagination et le porno, on tient à le regarder sur des sites spécifiques, pas ailleurs !

 

Provoquer la censure c'est avant tout la reconnaître, avoir tout à fait conscience que celle-ci générera le succès de manière contradictoire mais provoquer son public, c'est le méconnaître. 

Aller ne soyons pas rabat-joie... Le dernier clip de Britney "Work Bitch" n'est ni plus ni moins que du réchauffé : belles nanas, belles voitures, quelques fouets et martinets. Puis on a tous pensé un jour "Travaille espèce de garce !", aussi le son est plutôt pas mal et on préfère de loin voir Britney donner des coups de fouet plutôt que de la voir dépressive et chauve. 

 

Par contre... on a pas du tout envie de voir Miley à peine post-pubère à poil sur une grosse boule ni même avec une canette shootée par Terry Richardson. On a pas envie de la voir danser le twerk (oui je préfère danser le jerk), ni elle, ni Rihanna (visiblement son mentor).

 

Non, ce n'est même plus de l'hyper-sexualisation, c'est juste un viol visuel imposé auquel participera par curiosité des millions d'internautes, fans, enfants et ados y compris parce que c'est supposé être du tout public.

 

Puis ces mêmes "artistes"-là prétendront soutenir l'honneur des femmes et demain si un homme s'amuse à faire la même, on voudra encore faire valoir l'honneur des femmes... 

 

Bebarock

 


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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:57

 

Bad Teacher

 

Ca y est BabyBarock est en CP ! Et le moins qu'on puisse dire c'est que l'année a "bien" commencé...


Je suis fière de ma fille. Sans doute comme toutes les mamans sont fières de leur rejeton mais moi, je suis encore plus fière ! BabyBarock est une pipelette, elle est collante, autoritaire, mais si sensible, attentionnée, soignée, appliquée. C'est d'ailleurs ce qu'il y avait d'inscrit sur son précédent cahier d'évaluation : "BabyBarock est une enfant soignée et appliquée. Très bon travail !"

TOUTES ces affaires sont toujours bien rangés, dans chaque boîte à jouets une catégorie de jouets, ses souliers sont en rang, son bureau est nickel et du haut de ses presque 6 ans, elle me harcèle littéralement pour m'aider à tout faire : vaisselle, aspiro, ménage, couverts... Une vraie petite mère !

Elle a oublié de déborder quand elle colorie, et ça depuis un moment déjà, elle connaissait son alphabet avant d'entrer en maternelle, savait aussi écrire son prénom en bâton et en attaché avant d'entamer sa scolarité. Je sais que ça, les profs n'aiment pas toujours, mais j'm'en fout ! Mon frère et moi étions pareil enfants et nous avons tous deux réussi. 


 

Ca n'est pas la première fois que je me plains du comportement de certains profs, car pour avoir moi-même vécu le harcèlement à l'école, je me dois de rester ultra vigilante. Non non,  je ne généralise pas mais quand tout va bien inutile d'en parler alors aujourd'hui encore je fais ce qui me colle le mieux à la peau ici, bien plus que tout article modesquement rédigé avec passion : gueuler.

 

 

En grande section l'an dernier après avoir surpris ma fille se faire taper dessus dans la cours de récrée pendant que la maîtresse sirotait son café au fond de l'espace de jeu, j'avais dû intervenir de l'extérieur de l'école pour que le p'tit con qui tapait ma fille cesse de suite de s'en prendre à elle. Cet après-midi-là en rentrant, ma fille m'avait dit:  "La maîtresse m'a dit que si je me faisais taper à l'école il ne fallait pas te le dire, mais lui dire à elle".

Ni une ni deux j'étais retournée à l'école pour demander des explications à la maîtresse après avoir brisé les barreaux de sa réputation de "porte de prison", en lui précisant que la délinquance commençait par le silence et les négligences des parents et des professeurs. Problème résolu, ma fille passât finalement une année studieuse dans la sérénité.


Sa rentrée en CP, c'était mardi dernier. Nouvelle classe, nouvelle maîtresse. Bon... on ne va pas demander à une institutrice aussi jeune soit-elle d'avoir le sourire hein... je m'en tape à partir du moment où elle fait bien son job et qu'elle reste juste avec ma fille car si je m'aperçois du contraire... c'est toute l'école qui va m'entendre gueuler et rien à foutre de passer pour une demeurée.


Nous avions passé tout le week-end suivant à faire ses premiers devoirs, c'est donc toutes deux enchantées que nous-nous rendions à l'école le lundi matin, cartable paré :

- Dictée à apprendre : ok

- Livre de math recouvert : ok

- Magazines et journaux demandés : ok

 

Le midi je repasse la chercher avec hâte : "Alors cette dictée ?"

- Ca s'est bien passé maman, mais la maîtresse m'a puni ! Me répond BabyBarock en larmes. 

 

Comme c'est une grande bavarde je me suis dit qu'elle avait sans doute interrompu la maîtresse pendant la classe mais non, elle me dit : "C'est parce que j'ai oublié mon cahier de math !". 

 Impossible, j'ai vu le cahier. J'ai ouvert le sac devant l'école le matin même pour montrer à un papa le cahier de texte puisqu'il ne savait même pas que son fils avait des devoirs à faire...

 

La maîtresse me dit énervée et condescendante : "Il va falloir que vous retrouviez le cahier, allez dans la classe pour vérifier moi j'ai 25 élèves j'peux pas tout faire !" 

 

 

Nan mais LOL ! En début d'après-midi je retourne voir la maîtresse et lui dis : "VOUS allez me rendre ce cahier parce que c'est VOUS qui l'avez ! Aussi je trouve injuste de punir ma fille pour quelque chose qui ne relève pas de sa responsabilité ! Les cartables doivent être rangé par les parents au CP, pas par les enfants surtout la première semaine de classe !"


Oui parce que, BabyBarock à non seulement été grondée mais aussi isolée dans un coin pour faire sa leçon de math sur une vulgaire feuille de papier sous les consignes de la maîtresse : "PUNI !".

Je m'indigne donc : "Comment expliquer que ma fille qui a fait ses devoirs est punie pour une erreur dont elle est étrangère et que ceux qui n'ont pas fait leurs devoirs n'ont même pas eu de remontrances ?"

 

La maîtresse me répond : "OUI mais j'ai 25 élèves et si les parents ne leur font pas faire leurs devoirs, c'est de la responsabilité des parents."

 

- Ah d'accord... DONC si et seulement si J'AVAIS oublié son cahier c'est de sa faute alors elle est punie mais si les autres n'ont pas fait leur devoir c'est de la faute de leurs parents et ils ne sont pas punis ? C'est quoi CE BORDEL ?!

 

L'après-midi à 16h00 je passe chercher ma fille et comme de par hasard, le cahier est réapparu.... sans excuse, que dalle de la part de la maîtresse qu avait glisser le cahier de math dans les magazines et les journaux. Le soir rage au ventre, j'en parle à quelques mamans qui sont aussi mes clientes. Là, elles me disent que ça n'est pas nouveau, que la punition abusive fait partie du vocabulaire de cette institutrice qui a réussi à faire passer pas mal de gosses en difficulté en CE1 là où elle s'acharne contre les plus doués. Rumeurs ? 

 

Ce matin c'est donc avec une colère noire que je m'en vais prendre un rendez-vous avec la directrice : "Oui mais il faut que la maîtresse soit présente me dit-elle, il faut donc que je lui en parle..."

 Entre temps, une autre maman me dit qu'en trois jours, sa fille s'est faite bousculer plusieurs fois par la mâitresse qui lui saisit le poignet et la secoue comme une poupée, là où sa petite à de graves problèmes de santé. JE RAGE !!!

La maîtresse ressort sans la directrice, apeurée du scandale (je vais m'gêner tiens...) : " C'est pourquoi ?"

 

- A propos d'hier ! Lui dis-je. 

 

- Oui mais on a retrouvé le cahier c'est réglé nan ?

 

- NAN ! Vous devez des excuses à ma fille et à moi aussi. 

 

- Oui mais...

 

- Mais (ferme ta gueule) vous n'aviez pas à punir ma fille pour une chose dont elle n'est pas responsable et c'est vous qui aviez égaré son cahier de math. De plus votre réputation de mauvaise maîtresse agressive vous précède. Et sur BabyBarock ? NO WAY !!!

 

- Mais j'ai 25 élèves à gérer Madame ! Me dit-elle hautaine.

 

- Et alors ? J'ai exercé ce métier avant vous Madame (héééééééééééé oui !!!), ça ne me correspondait plus alors j'ai changé de job. DONC, si ce métier ne vous correspond pas, faites comme moi, gérez votre propre entreprise et soyez ainsi votre propre chef. 


Evidemment chers lectrices (et intrus lecteurs) j'ai conscience qu'être prof de chant dans une école de jazz avec des élèves de 13 à 81 ans c'est pas la même mais j'men fout. C'est le début de l'année et tu te plains déjà ? C'est que t'es pas faite pour ce job point-barre !!!

 

Rouge comme un piment devant des parents ravies que j'ouvre ma gueule à leur place, la maîtresse me fait ainsi ses plates excuses. Ce soir il y a réunion des parents d'élèves et je n'en rajouterai pas une couche mais je suis indignée, encore plus de voir des parents figés par leur lâcheté. Une lâcheté qui se comprend d'autant plus que combien de fois des amies du corps enseignant m'ont conseillé de la fermer car elles le savent et me le soulignent, un rien peut déclencher l'acharnement de tout un clan de profs sur un enfant.

 

Tout ce que j'ai à dire, c'est qu'y a pas intérêt...

 

Bebarock

 

 

 

 

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 19:20

 

The Militant Baker / Attractive & Fat

 

"Si nous recrutons des gens beaux, c'est pour attirer des gens beaux. Est-ce que nous sommes discriminatoires? Tout à fait!" dixit Mike Jeffries, le PDG de la marque Abercrombie & Fitch. Des propos qui choquent évidemment et qui succèdent à plusieurs polémiques déjà liées l'enseigne.

 

Car en effet après l'affaire des bikinis rembourés pour fillettes et celle des sanctions infligées aux vendeursMike Jeffries revendique non seulement son racisme "anti-gros" mais souhaite véhiculer une image surréaliste voire irréaliste de notre société sous les concepts ségrégatifs et anti-évolutifs d'Abercrombie & Fitch. Ainsi alors que de plus en plus de marques disposent de collections "plus size", Abercrombie & Fitch est fier de proposer des tailles de tee-shirts allant jusqu'au XXL pour les hommes et des hauts de maillots allant jusqu'au 95C pour les femmes... à condition que celles-ci ne dépassent pas la taille L.

 

 

"Je ne trouve pas ma taille !" 

Et il y a encore du chemin à parcourir avant de voir des tailles plus grandes s'installer confortablement dans nos rayons. Hier encore après avoir fait quelques boutiques pour une lectrice à relooker, je me suis sentie seule face à mon désarroi, dépitée de ne pas avoir trouvé ce que je cherchais dans la taille désirée. Là pour le coup, moulée dans ma robe taille 34 je n'avais jamais vraiment palpé les difficultés que pouvaient ressentir les femmes dites-rondes, parce qu'il faut être honnête, les boutiques dédiées c'est souvent cher, c'est souvent moche.

Bien sûr je me tournerai vers la toile qui me privera du plaisir de bien voir et de toucher, aussi devrait-on sans doute vanter les mérites des marques qui proposent à présent des grandes tailles à l'instar d'H&M et saluer les boutiques fédératrices comme Castaluna, mais la réalité c'est que toutes les femmes ne peuvent pas prétendre faire du shopping comme elles le voudraient au coeur de cette normalisation imposée qui feint d'ignorer que la femme dans son ensemble ne s'arrête pas à la taille 38-40. 

 

 

D'ailleurs plus qu'une normalisation ça en devient un fléau. Nous sommes bombardées par les publicités pro-régimes et les crèmes "magiques" à l'approche de l'été. Difficile de croire alors que les femmes dites-rondes se sentent bien dans leur peau, puisqu'en plus d'un racisme écoeurant des complexes sont imaginés là où en réalité il n'y en a même pas (lire l'article de Valérie du blog Blog To Be Alive"Le jour ou l'égérie Weight Watchers, Maurane, m'a insulté").

 

 

 

Après plusieurs appels au boycott et suite aux délires proférés par Mike Jeffries, c'est au tour de la blogueuse américaine Jes (The Militant Baker) de s'indigner en reprenant les initiales de l'entreprise A & F pour intituler un article "Attractive & Fat", un billet dans lequel la jolie tatouée s'insurge et parodie les campagnes publicitaires de la marque avec des clichés signés Liora K Photography et réalisés en compagnie du mannequin John C. Shay

 "Avec vos propos, vous renforcez l'idée que les femmes grosses sont des cas sociaux, sans valeur et indésirables. Je n'ai pas pris ces photos pour montrer que le mannequin m'a trouvée attirante, que le photographe m'a trouvée photogénique ou que vous êtes un abruti, mais pour prouver que je suis à l'aise dans ma peau. Je confronte les minces et les gros pour vous démontrer qu'ils peuvent être compatibles, quoi que vous en pensiez!"  

       

The Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & FatThe Militant Baker / Attractive & Fat

 

Blogroll du jour ! 

http://www.themilitantbaker.com/

http://blogtobealive.com/

http://letilor.blogspot.fr/

http://www.leblogdebigbeauty.com/

 

Bebarock

 


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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 16:37

 

Lutte contre la pédophilie

 

Après avoir vu "Crapuleuse" le mois dernier sur France 2, où il s'agissait d'une jeune fille ayant intégré un gang car contrainte de la fermer par une directrice d'établissement, j'ai de nouveau passé ma soirée d'hier devant la chaîne qui diffusait cette fois deux programmes sur le thème de l'Église et la pédophilie. En première partie de soirée le film "Le Silence des Églises", suivi d'un débat animé par Benoît Duquesne : "Église : le poids du silence".


Là, je suis restée figée pendant des heures. Le film était bouleversant. L'acteur principal Robin Renucci y jouait le rôle d'un prêtre pédophile (alias Père Andrey Vincey) qui s'était vu muté par un supérieur avant d'abuser encore et encore d'enfants qu'il cotoyait dans son "métier". Parmi ses victimes, Gabriel, un garçon de 12 ans (joué par Florian Vigilante) que l'on voit tantôt petit et abusé, tantôt adulte, détruit et désabusé. J'ai détesté ce film ou plutôt la réalité qu'il nous met dans la face, j'ai adoré l'idée que des scénaristes et réalisateurs français aient le cran de mettre un putain de coup de pied dans la fourmilière. 

 Le Silence des Églises

"Le Silence des Églises" fait  bien plus que de dénoncer, il met en scène sans rentrer dans de sordides détails pour aborder les multiples facettes de la pédophile au sein de l'Église, telle une immersion dans l'état d'esprit de chaque principal protagoniste : d'un côté la victime, persuadée d'être responsable voire coupable, de l'autre le pédophile bien ancré dans sa monstrueuse perversion, tout deux enracinés dans un silence encouragé par les responsables des Églises. L'issue de l'histoire sera un "soulagement" après des années de souffrance, une fin que mon coeur a apprécié car un peu moins serré... jusqu'à l'arrivée du débat, second programme de la soirée.

 

Je me suis alors demandée pour la énième fois, comment réagirais-je si de telles atrocités devaient arriver à ma fille ? Ou plutôt j'ai anticipé mes réactions avec toute la rage, la haine et le dégoût que peut m'évoquer la pédophilie. Aussi me rapprochera-t-on souvent d'être très maman-poule ou d'être "trop" vigilante... Et alors ? Oui, il m'est arrivé de penser et je sais que beaucoup de parents pensent comme moi même s'il s'agit-là d'un sentiment à vif, que je buterais le premier fils de pute qui s'approcherait de ma fille.

 

Revenons au débat. Sur plateau de Duquesne, l'acteur Robin Renucci, un avocat, un psy, une victime, la mère d'une autre victime, une journaliste de La Croix... et un prêtre. Pendant l'émission j'avoue que la moutarde me montait souvent au nez devant l'aberration évidente que les prêtres pédophiles étaient aussi considérés comme victimes de leurs propres actes, comme enfermés dans un vice, comme prisonniers d'un "péché" qu'ils se font maintes et maintes fois pardonner, comme martyrs d'une maturité sexuelle qu'ils se refusent... mais qu'ils imposent aux enfants. Là, l'Église s'incline à défaut de baisser une fois de plus sa culotte, puisque "Jésus" pardonne les péchés et donne le paradoxal droit de radier tout prêtre désireux d'avoir une femme dans sa vie ou dans son lit, de prohiber la capote et d'interdire que deux personnes consentantes du même sexe soient unies par les liens du mariage...


Soit. Puisque justice ne se fait plus au sein d'une Église bien distincte de l'État depuis belle lurette, le seul et unique refuge c'est la loi... sauf que le statut d'un homme d'Église lui confère aussi celui de revendiquer le secret professionnel, comme le souligne malicieusement la brochure "Lutter contre la pédophilie" destinée aux responsables éducatifs exerçant dans les paroisses ou encore dans les aumôneries.


Le poids du silence des victimes tristement honteuses d'être victimes s'ajoute donc à la loi du silence de l'Église qui elle-même nourrit sa merde face à la soi-disant fermeté et les mesures de Benoît XVI contre la pédophilie, et face à notre Justice qui joue la fine bouche quand à appliquer de conséquentes incarcérations. Résultat ? Les prêtres pédophiles sont déplacés et poursuivent leur "meurtre à l'enfance" ailleurs car après tout, seul Dieu est capable de pardonner et de juger sans attirer le scandale... 

 

Voir le film "Le Silence des Eglises"   

 Voir L'émission "Eglise : le poids du silence"

 

Bebarock

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:05

 

 Mariage gay

 

C'est assez contradictoire, que l'on ait le culot de vouloir encore régenter la vie de ceux qui s'aiment sous prétexte qu'ils ont le même sexe, alors qu'il serait d'abord essentiel pour le bien être de l'humanité que l'on apprenne à se respecter entre sexes opposés au sein de notre si "normale" et naturelle sexualité. Non ? 

 

Car certaines notions telles que le respect et l'égalité des sexes semblent encore si difficiles à atteindre...

Mais encore faudrait-il que nous puissions envisager que ce respect et que cette égalité entre sexes opposés nous font cruellement défaut, pour admettre enfin que nous sommes très mals placés pour donner des leçons de vie déguisées en morale à deux balles...

Mariage gay

 

Nous-nous battons sans cesse, au pays des Droits de l'Homme :

- Le harcèlement est banalisé, alors nous faisons valloir le droit au respect des femmes.

- Nous-nous battons contre le viol et contre les violences faites aux femmes, pour notre dignité.

- Le voile nous consterne, parce que l'enjeu reste la difficulté à déceler la liberté des femmes de l'arborer.  

Tiens d'ailleurs, en parlant de voile : dans notre pays dit-laïque, en quoi l'Église aurait-elle son mot à dire sur une décision de l'État ?

 

Je ne vais pas mâcher mes mots : si l'Église considérait la femme à l'égale de l'homme, d'ailleurs si elle considérait la sexualité tout court, elle serait un peu moins coincée du cul sur le sujet, et ça ferait moins de machos, de pervers, de violeurs, de pédophiles et d'homophobes. Mais de ce refus ou de cette incapacité à respecter l'autre sexe et à respecter la sexualité de chaque individu dans sa liberté, naît le refus ou l'incapacité à respecter une sexualité "différente".

 

Là, c'est toute notre éducation qu'il y a à refaire en zappant total le catéchisme (bordel je vais encore recevoir des mails d'insultes...) parce que la tolérance doit commencer par rayer toute ignorance... délibérée.

- Le mariage gay nous choque, parce que nous-nous devons de protéger nos enfants ? Dommage alors, que les mobilisations ne soient pas aussi vivaces quand nos enfants semblent véritablement en danger...

Mariage gay

  « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

 Évangile de Luc, 6, 41.

 

Bebarock

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:39

 

Gérard Depardieu

 

 

Et voilà, nous avons laissé partir l'un de nos plus grands acteurs français , le monstre sacré de notre cinéma, patrimoine vivant... désormais loin de nous !

Et alors ? Car dans cette affaire politico-culturelle cracra Depardieu n'est ni le premier et ne sera certainement pas le dernier à rêver d'ailleurs ou à fuir un système fiscale défendu par la rare lucidité l'insolence de nos politiques. Pourtant nos stars ne sont pas si mal lotis ici, avec des salaires certes démentis mais tout de même exorbitants.

 

Tout ce battage médiatique remue le pognon sous la merde et il ne faut pas fouiller bien loin : si l'on se complaît à vouloir chérir nos grands acteurs comme nos plus grands monuments il faut savoir que pour eux aussi nous payons de notre poche. Et c'est seulement quand la polémique débarque que l'on se sent trahit, que l'on réalise à quel point les plus couillons, bah c'est nous, choqués d'être à nouveau cocus, qui plus est par l'alias DSK qui se tourne vers une Poutine pour jouir aisément d'une position que nous n'avons pas su lui offrir sans broncher. Parce que l'amour rend aveugle c'est bien connu... mais dans notre naïveté paradoxale à notre intransigeance qui veut que le plus pauvre crève encore plus la dalle et que le plus pété de thunes reste le plus pété de thunes, je doute fort que nous proposions un jour à un acteur russe qui ne cause pas le français un poste à responsabilités même très limitées...


Gérard Depardieu

 

C'est ironique non ? Nous manifestons pour revaloriser nos salaires, obtenons de "minables" augmentations du SMIC et tous les jours on nous insulte avec des mensonges et des magouilles... Pendant ce temps, nos super-héros super-payés ne supportent pas le moindre rappel à l'ordre, la moindre franchise - franchise qui - parfois déguisé en grossièreté fait néanmoins partie de leur fond de commerce. 

 

Soit. Qu'il s'agisse d'un Dany, d'un Depardieu ou d'un Johnny, nos Intouchables ont bien compris que la France n'était intéressante que sous deux facettes : celle des Marie couche-toi-là et celle des non-dits. Aussi la perspective d'une longue carrière interminable ne pourra être envisagée que si la France vous aime sans condition dans le respect total d'une indécente intimité pécuniaire ou que si les français vous kiffent à long terme et c'est pas facile. Nan, tout le monde n'est pas Jamel et tristement, il y aurait bien plus de Omar dans nos menus cinématographiques qui ne poursuivraient pas leur dream ailleurs si j'y suis, si l'on ne s'évertuait pas à vouloir bouffer les mêêêêêmes vieux croûtons bien gras qui se contre-fichent  de nous filer une indigestion. Ah au fait, bonne année ! 

 

Bebarock

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