28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:08

 

Les-coulisses-des-hopitaux1.jpg

 

Il va être bien difficile pour moi d'aborder le sujet sans trop rentrer dans les détails, parce que je tiens d'abord à conserver ma vie privée et qu'ensuite dénoncer les négligences des hôpitaux n'est pas une mince affaire sans conséquences. Mais je me lance, car je ne serais sans doute pas là pour vous parler, si amis et proches du domaine médical n'étaient pas présents au bon moment pour veiller sur moi et me mettre en garde. C'est donc avec des conseils et témoignages loin d'être rassurants que je vous fais part aujourd'hui de mon effroi, là où il y a encore une semaine ce présent article n'aurait pas pu surgir d'outre-tombe... 

Alors c'est vrai il ne faut pas généraliser, car que serions-nous sans nos médecins ? Mais quand on rentre à l'hôpital, que l'on confie son corps et sa santé, on ne se dit pas qu'une possible erreur médicale pourrait bien nous faire crever bêtement. Rassurez-vous je n'ai rien de grave, cependant en l'espace de quelques heures, j'ai vu toute ma vie défiler sous mes yeux :

 


Ca faisait un moment déjà que j'étais trop fatiguée, même pour bloguer (vous l'auriez sûrement remarqué). Quelques vitamines en pharmacie et hop je croyais repartir du bon pied et de bons clics... mais lorsque cette douleur m'a pris au ventre j'ai de suite consulté. Là mon médecin et amie m'ausculte et me donne des indications très précises sur la démarche à suivre. Le lendemain ça ne va pas du tout, je débarque à l'hôpital et leur fais part de mes douleurs et des recommandations de mon médecin. Les spécialistes (de mon cul) m'auscultent à leur tour, font tout le nécessaire avec leurs machines, puis me renvoient chez moi avec l'idée d'un traitement rapide et efficace, genre dans une semaine je suis au poil ! Mouais... parce qu'avec leur machine justement, ils auraient dû voir que c'était urgent, que l'opération était nécessaire et imminente...


Je rentre tout de même chez moi bredouille, puis passe quelques coups de fils et expose le topo pour rassurer et être rassurée. Un proche chirurgien me dit : "Tu déconnes ? On devrait être en train de t'opérer là...", une amie biologiste me sort la même : "Heu... ça c'est pas normal, ils auraient  te garder !".

 

Mais convaincue d'être entre de bonnes mains, je m'entête et rentre à la maison. Le lendemain matin, c'est tordue par la douleur que je crie à l'aide, les pompiers débarquent alors,  m'emmènent aux urgences et comme par hasard mon cas pas grave hier l'est un peu plus aujourd'hui : "Ok on va vous opérer ! ".

 En attendant que tout se mette en place une dizaine d'infirmiers et de médecins s'occupent de moi et me demandent à quoi je suis allergique pour ne pas commettre d'erreur médicale (sauf que là on est déjà en plein dedans...).

 

 

Après l'opération, le choc, je me réveille et une infirmière me confirme que l'on m'a enlevé une partie de moi... Toute la nuit alors je chiale, c'est pas si grave en fait mais c'est assez choquant sur le coup. Puis le lendemain, une interne me dit : "Tout c'est très bien passé, on vous a enlever le bobo".  Comment ça tout c'est bien passé ? On m'a enlever mon bobo ou plus ? "Ah noooon !!! Pas du tout, vous êtes bien entière !!!" Et là je râle, JE VEUX SAVOIR ce qu'ils ont trifouillé dans mon corps ! Surtout que tout le monde semble pressé que je me barre sans même que je n'ai vu mon chirurgien. Alors évidemment, le numéro de téléphone à appeler en cas d'urgence est un proche, mentionné chirurgien entre parenthèse par mes soins sur le document que j'ai rempli avant l'opération. 

 

L'interne m'explique avec une ordonnance à la clé que non, on ne m'a rien enlevé, juste le bobo qui me faisait du mal. Elle m'explique notamment (et naïvement) que deux écoles se disputent mon cas en réalité, à savoir ablation ou traitement. J'ai donc été l'objet d'un plouf plouf qui aurait été fatal si le père de ma fille n'était pas là pour appeler les pompiers le lendemain de mon renvoi de l'hôpital. J'attends tout de même mon chirurgien parce que JE NE BOUGERAI PAS de la chambre autrement. Et là je regarde la fameuse ordonnance remise en main propre par l'interne, il m'ont prescrit de l'Ibuprofène alors qu'il était bien stipulé 10 fois que j'étais allergique aux anti-inflammatoires... Ils veulent me flinguer ou quoi ? 

 

Là je hurle d'une force, et exige de suite la présence de mon chirurgien. Celle-ci débarque et me parle de mon opération, me certifiant l'ablation du bobo et pas plus, s'excuse ne pas avoir elle-même rédiger l'ordonnance, et tente de m'arracher celle que j'ai des mains pour m'en donner une autre toute neuve sans trace d'erreur de prescription, sauf que là, elle peut s'toucher..."Mais vous avez rêvé Madame JE GARDE cette ordonnance et vous aurez de mes nouvelles !!!"  

Là comme une pro, je lui sors tout ce que j'ai appris de la part de mes proches respectivement médecin et biologiste :

"Trois erreurs en deux jours ça fait beaucoup Madame :

1. Erreur de diagnostique la veille de l'opération.

2. Communication interne zéro : c'est quoi le VRAI bilan de l'opération ?

3. Prescription de médicaments dont je suis allergique..."

 

Tout le monde se confond en excuse même ceux qui n'étaient pas présents, mais ils s'en prennent à une infirmière qui n'était même pas là lors de mon hospitalisation. Là encore j'ai  hurler pour qu'on lui lâche la grappe. Sauf que la vérité elle est là parfois dans les hôpitaux : tu peux y rentrer avec rien de grave, et repartir les deux pieds devant par pure expérimentation ou par négligence entre quelques ciseaux, compresses oubliées dans ton corps ou protocoles zappés.

Dans ce contexte précis, une vieille connaissance me confie qu'elle se bat aujourd'hui pour rendre justice à son frère très malade chez qui les médecins avaient décelé une anomalie sanguine en 2006, sans vouloir l'hospitaliser. Mais le pire, c'est d'entendre de la bouche d'un chirurgien les dessous des revers des hôpitaux :

"Putain t'aurais pu crever je t'avais dit d'y retourner ! De toute façon ils n'ont pas fait leur boulot correctement et c'est pas étonnant. Là où je bosse les médecins traitent parfois les patients comme de la viande, c'est une véritable boucherie ! Une fois sous anesthésie les pires atrocités peuvent se dire et se pratiquer au-dessus du patient... Quand un black se fait opérer par exemple, certains collègues sont insultants : " Fais chier...pas envie d'opérer cette peau cramée". Et entre nous c'est parfois la guerre, surtout quand on débute dans un hôpital"...

 

Je ne sais pas si j'aurai la force de poursuivre l'hôpital en justice, j'attends d'être complètement rétablie, mais autant vous dire que je ne regarderai plus jamais les hôpitaux du même oeil...

 

Bebarock

 


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Published by Be BaRock - dans Coup de gueule
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commentaires

Oh my robes! 28/09/2012

Oh my god... j'espère que tu es rétablie?

DarkGally 28/09/2012

C'est sidérant, je ne sais que dire...
Je t'embrasse fort !

Angélita 28/09/2012

Je ne sais que te dire. Tu n'es pas la seule. Il y a un ou deux ans, c'est arrivé également à une bloggeuse. Ensuite, c'est vrai on doit faire confiance aux hôpitaux, aux médecins... Mais avoir une
phlébite après une opération en ambulatoire et qu'on ne t'a posé aucune question avant, c'est aussi le risque. Je sais que c'est moins grave que pour toi. Mais il y a vraiment de quoi se poser des
questions

Decay 28/09/2012

Hu hu hu, les hôpitaux ont commencé à se louper avec moi dès ma naissance. Les infirmières avaient mal placé ma perfusion, j'ai failli perdre mon pied. Du coup, j'ai une jolie cicatrice qui me
rappelle chaque jour à quel point "diplôme" ne signifie pas "compétence".

Et on m'a appris récemment que quelques années plus tard, alors que j'avais un soucis à la base du nez, en voulant "aspirer" le problème (je crois que c'était ça), elles avaient aussi fait
n'importe quoi et je m'étais mise à saigner comme un cochon mort.

Deux fois j'ai été à l'hosto, deux fois ça a foiré. AMBIANCE DE CONFIANCE!

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