20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:37

 

Angelina Jolie

 

Tout comme pour le crêpage de chignon, je me suis demandée si l'action de médire ou d'alimenter des commérages n'est pas à 80% une pathologie féminine. Inutile de me siffler ou de m'envoyer vos "Bouhhh!!!" les filles, l'école de la vie m'en aura suffisamment appris pour savoir que quel que soit notre statut, activité ou réseau social, nous finissons par dire tout haut ce que nous pensons tout bas ou par répandre tous bas ce que nous ne pensons même pas, dans une démarche qui vise à faire du mal, à se faire du bien, ou par pure pulsion manipulatoire. La question n'est donc plus de savoir si le fléau sévit chez nous, mais plutôt de comprendre pourquoi... 

 

 

Ton défaut qui fera de moi une femme un peu plus parfaite...

Pointer du doigt les défauts de l'autre et appuyer dessus comme une pustule remplie de pus prêt à exploser (dégueu hein...), c'est nier ses propres problèmes d'acné. Tout un art qui détourne malicieusement le regard de ses complexes les plus intimes.

Bree Van de Kamp

Pire encore, prendre du plaisir à critiquer l'autre sans pitié dans une autosuffisance proche du complexe de supériorité : "Je pense que tu es plus nulle, donc je suis la meilleure..."

Seulement voilà, personne n'est parfait, et quand les faiblesses des unes font la force des autres, les faiblesses des unes les rongent tellement de l'intérieur qu'elles se sentent obligées de bouffer les autres...

 

 

Manque de confiance ?

Le manque de confiance en soi pourrait donc être l'une des raisons de cette calamité-dite "langue de pupute", ou le besoin obsessionnel d'être parfaite en toutes circonstances. Prenons un miroir par exemple, on s'y voit soi-même avec nos charmes et nos défauts, avant de se focaliser sur le moindre défaut. Ces mêmes défauts fictics ou bien réels qui peuvent passer complètement inaperçus au regard d'autrui se dissimulent malheureusement derrière un comportement d'aigritude redondant qui ne tolère aucun défaut, car encore faudrait-il accepter ses défauts pour percevoir ses qualités.

 

 

Moi jalouse ?

On dit des femmes qu'elles sont d'éternelles rivales. D'ailleurs tout notre fashion-system est alimenté par la jalousie : s'exposer sous son meilleure profil avec les meilleurs outils derniers cris. Ce cercle vicieux aurait sans doute pu rester futile s'il s'en tenait aux apparences mais il tournoie malheureusement dans tous les domaines et dans tous les milieux.

Je ne suis pas jalouse !


Ainsi les collègues de bureau, les mamans de l'école, les cousines et les copines ne se livrent pas seulement une modesque guéguerre sans merci, mais ouvrent la porte à moult compétitions stupides et incompréhensibles à l'oeil masculin souvent pris dans la tornade:

- Mais tu n'vois pas qu'elle fait ça pour me faire chier ?!

- Hein, quoi ? Heu... oui oui chérie..."

 


Avec moi ou contre moi !

Et ça, ça commence tout petit ! Les garçons jouent entre eux, forment des groupes, tandis que les filles jouent entre elles et forment des clans. Je le vois bien dans l'école de ma fille tout comme je l'ai vécu moi-même à l'école. Les garçons peuvent se battre puis on en parle plus, les filles jacassent et se pourrissent l'existence ! Les "Tu veux jouer avec moi ?" se poursuivent en "Toi, tu joues pas avec moi !" pour finir en tribus féroces au collège et au lycée.

Un comportement qui se développe avec l'âge, dans une maturation sexuelle qui s'approprie l'autre et l'autorise à arborer les mêmes codes comportementaux que lui, là où le moindre écart est perçu comme de la trahison. Mais une fois adulte, ces crises pourtant propres à l'adolescente ne tolèrent pas non plus que vous soyez l'amie de leurs ennemies. 

 

 

C'est de la faute aux hommes ?

Notre société est misogyne ? Ok, mais qui sont les misogynes ? L'union fait la force mais nous ne sommes pas tout à fait solidaires ! Une jolie femme compétente a bien plus de chance d'être employée par un patron que celle qui sera moins jolie. D'une autre point de vue tout à fait objectif, une jolie femme compétente a moins de chance d'être employée par une patronne que celle qui sera moins jolie. Eh oui... le regard des hommes ne nous est pas suffisamment indifférent pour accepter que ceux-ci voient l'autre plutôt que nous, aussi nous établissons des comparaisons d'emblée dans une perpétuelle compétition sexuelle où la séduction devient l'arme fatale de la réussite. Du coup, le jour où une potentielle rivalité débarque au coeur d'une niche majoritairement régie par les hommes, tous les coups sont permis pour éradiquer la concurrence. Si si, de même que les hommes peuvent manipuler pour assouvir leur propre plaisir primitif dominatoire, les femmes se complaisent à vouloir rester leurs exclusivités en manipulant à leur tour... Peut-être serait-il temps de changer notre fusil d'épaule, non ?

 

Bebarock

 

 

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Published by Be BaRock - dans Exclusively feminine
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commentaires

DarkGally 22/02/2013 07:49


J'assume pleinement de putasser (surtout que je le fais avec tout mon humour noir). En revanche, hommes, femmes, bébés, je ne fais aucune discrimination. Et c'est souvent mérité (je tire rarement
sur les ambulances et les gens que j'aime ou qui méritent le respect). Seulement les méchants pas gentils et les précieuses ridicules !

Be BaRock 22/02/2013 10:41



Et cet article là c'est quoi ? Encore du putassage ! Muhahahahaha !



Mamzelle KitKat 21/02/2013 22:40


Tu as presque raison de parler de "pathologie"bien que ce soit réducteur, mais je pense que tu le sais.


Dans l'histoire des "pathologies" féminines, il y avait un truc qui s'appelait l'hystérie, Identifiée depuis l'antiquité jusqu'à la première partie du siècle passé (celui dont je suis issue).


Et sais-tu comment l'hystérie était traitée ? Pas chimiquement, Juste de manière mécanique et barbare.


Jusque dans les années 30, le remède contre l'hystérie était, en Autriche, l'excision. Merci Sigmund !


 


 

Be BaRock 22/02/2013 10:47



Mais c'est bien connu ! Derrière "l'hysétrie" des femmes se cache l'opression des hommes !



Elvy 21/02/2013 17:41


C'est tellement ça malheureusement ! Et quoi qu'on fasse, c'est un truc ancestral, on ne sait pas pourquoi les nanas agissent en grande majorité comme ça et quel que soit leur age en plus ! Même
à 60 ans, il y a toujours des rivalités (non pas que j'ai 60 ans mais j'observe aussi mes ainnées...). 


Aujourd'hui, mes amies ne sont pas dans ce registre là car j'ai appris à me déttacher de celles dont tu parles qui faisaient ressortir mon côté fille mesquine et argneuse qui riposte. Elles ne
m'apportaient rien d'autre que des histoires et contribuaient à entretenir chez moi une certaines haine.


J'ai récemment écris un truc un peu similaire sur le fonctionnement des groupes de filles, bon avec bien moins de rentre dedans c'est sur. Mais ta vision est très juste, on a toute été comme ça
une fois dans notre vie et souvent c'est par manque de confiance en soi.

Be BaRock 21/02/2013 17:59



Oui c'est ancestrale ! Certains psychologues et philosophes accollent même les pics de méchanceté à l'ovulation... LOL Ils confirment notamment que l'envie ou plutôt le besoin de se sentir
exclusive face aux hommes seraient la cause du fléau... Maintenant... j'ai pas franchement besoin de ces affirmations pour me rendre compte qu'en effet ça fait partie du caratère féminin et tout
comme toi... bien je fais le tri !



Caro 21/02/2013 12:14


Trés franchement je pensais également que c'était typiquement féminin, hé bien ma boîte est l'exception qui confirme la règle!! Dans mon service, ce sont les mecs les langues de putes, y a même
des fois où je me dis qu'ils y vont un peu fort!!

Be BaRock 21/02/2013 12:55



Exception à la règle ? Quelle règle ? Malheureusement certains clichés n'en sont plus trop et l'image de comères des femmes leur colle à la peau mais heureusement que toutes les femmes ne sont
pas des langues de putes, il faut bien laisser aux hommes une part de nos défauts en plus des leurs !!!



Erstam 21/02/2013 02:06


J'aime beaucoup cet article. ^^
Décidément, pour les garçons comme les filles, la vie n'est pas rose. Oui car contrairement à l'image que tu développes, les clans se forment aussi du côté garçons. Il y a les dominants, les
bouc-émissaires qui servent de défouloir, les lèches-bottes... toute une microfaune proche de la faune féminine. Même si on se parle moins, on se juge tout de même. Cette douce innocence dont tu
nous pares est plutôt le symptome d'un manque de communication. :-D
Et puis je peux t'assurer en grandissant que les langues de pupute existent aussi en version masculine. C'est fou tout ce qu'on peut découvrir en plongeant dans les conversations d'égouts de
certains groupes... Les filles y participent, mais souvent ce ne sont pas elles qui sont les pires médisantes.

Je concluerai sur cette petite chanson de Georgette Brassens qui chantait sur sa harpe: "Quand on est une pupute, on est une pupute. Petite langue de jeune starlette, grosse langue de vieux
macho." :-D


Be BaRock 21/02/2013 13:00



Ah mais les hommes savent être pires ! Là je m'adresse aux femmes parce que leur langue de pute est certainement le défaut le plus redondant, le plus néfaste, le plus violent ! Si je devais
m'adresser aux hommes dans cet article comme ce fut le cas de nombreuses fois ici je ne mâcherai pas mes mots sur leurs comportements qui peuvent faire mal. Aujourd'hui c'est pas d'chance, je
m'adresse aux femmes... Muhahahahahaha !



Gentleman W 21/02/2013 00:13


Je suis passé ...mais voyons la fin du texte ... je pars sur la pointe des pieds ... discrètement ... pour ne pas me faire bastonner par des hystériques .... ;-)))

Be BaRock 21/02/2013 12:42



Muhahahahahaha ! Gare à vous !! ;-)



lunefantasy 20/02/2013 20:29


lorsque je regarde autour de moi bah...peu de femmes...


As-tu lu le principe de Lucifer de Howard Bloom ? Rien à voir avec ce pauvre type enfermé aux enfers, non, c'est une étude "sociologique" plus qu'intéressante...et devines qui sont réellement à
l'origine de guerres ...

Be BaRock 20/02/2013 20:52



Je ne l'ai pas lu non mais je devine ! Et c'est vraiment dommage je trouve. Tu sais quand moi je sens des tensions inutiles je m'efface, pour échapper à la gangrène !