2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 14:35

 

 

"Eduquons sans violence" :  tel est le slogan de la nouvelle campagne choc qui accompagne le spot choquant que la Fondation pour l'Enfance a souhaité diffusé à l'occasion de la Journée internationale contre les violences éducatives. 

Récapitulatif du scénario :

Une petite fille renverse son gobelet de jus sans le faire exprès, sa maman exaspérée lui donne une violente claque, et la mère de celle-ci (donc la grand-mère de la petite fille) s'excuse et prend sa progéniture dans ses bras, car on le sait bien, les parents violentés violentent souvent à leur tour...

Bref, un spot qui pousse l'introspection des parents, qui vise à les rééduquer, mais qui mélange peut-être tout. 

 

 

 

Je vous préviens je ne vais pas être tendre : 

D'abord inutile de trouver des excuses aux parents violents : "Des parents qui battent ont souvent été battu" sans doute . Mais on pourrait dire aussi que souvent, un parent qui a été battu sait dans sa chair qu'il ne reproduira jamais ce qu'on lui a fait subir .

C'est alors que le fameux spot a le cul entre deux chaises . Quoi que choquant, il déculpabilise le parent violent qui a enfin "trouvé" la raison pour laquelle il violente, et il conduit le parent non-violent à culpabiliser pour la petite fessée, j'insiste, j'ai dit petite fessée.

Chercher des explications thérapeutiques à chaque véritable comportement violent ne les amenuisera absolument pas, d'ailleurs bien au contraire. Un pédophile n'a pas forcément été violé, et l'arbre généalogique d'un tueur en série ne regorge pas de criminels. Parce qu'après il s'agira de les relâcher dans la nature, comme les violeurs soit-disant diagnostiqués par les psy...

Prendre le problème à la vraie source en offrant la possibilité aux enfants de s'exprimer tout en gardant un oeil attentif à la véracité de leurs propos semble compliqué mais parfois, ça tombe sous le sens . Les médecins, les voisins, l'entourage, le corps éducatif et les services sociaux ( rappelons-nous de la triste histoire de Marina) ont aussi une responsabilité envers les enfants.

Mais l'autruche ne sort de sa politique que lorsqu'on veut mettre un frein à son quotidien, là en l'occurrence fessée or not fessée, that is donc the question :

N'y a t-il qu'un pas entre la fessée et la claque, et entre la claque et les coups ? La fessée est-elle indispensable à l'éducation ? Les Français semblent avoir jeter leur martinet depuis des années, devront-ils privilégier les punitions et  les "au coin !" plutôt que les fessées ? Sommes-nous dans un schéma archaïque de l'éducation là où en Suède par exemple, la fessée même légère est interdite depuis 1979 ? 

Mais aussi et surtout, un parent qui donne une petite fessée, et j'insiste une petite fessée, doit-il être considéré comme un parent violent ?

Bebarock

 

 

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Published by Be BaRock - dans Coup de gueule
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commentaires

Gentleman W. 06/05/2011 11:02


Jeunes dames, ma proposition pour le massage des pieds tient toujours.

Et pour la fessée, uniquement si vous portez des bas, et que nos complicités deviennent encore plus réelles, mais qui est le coquin dans cette affaire ?


Be BaRock 06/05/2011 11:05



Pas moua!!! Même pas vrai que je suis coquine ; )



Aizen 06/05/2011 03:03


J'ai beaucoup aimé l'intervention de notre cher Gentleman. Il termine d'ailleurs sur la fessée anglaise...aha!...Je ne dirai rien, mais dites moi, c'est bien coquin et fripon que terminer sur une
note plutôt sensuelle...

bref, nous n'en étions pas là: j'ai moi même, petite, reçu bien des fessées par mon père droit et autoritaire. Mais je n'en ai pas eu beaucoup.

Les rares fois, j'avais fait de terribles bêtises, qui auraient pu être dangereuse pour moi même, ou pour les autres.

Enfant, on ne se rend pas compte du mal que l'on peut se faire, à soi, ou aux autres, ou de la dangerosité des situations, ou des règles morales ou des valeurs à respecter et à quel point cela est
important pour notre avenir, des choses à ne jamais commettre sous peine de décevoir ceux que nous aimons le plus...

Alors oui, ces fessées n'étaient pas là pour me faire du mal, elles étaient là pour me faire prendre conscience que j'avais été trop loin.

Parce que j'ai pu moi même reconnaître, que j'avais fait une bêtise. Avant la sentence de la fessée, on m'expliquait pourquoi j'avais fait une faute très grave: il fallait que je me rende moi même
à l'évidence qu'il fallait que je subisse cette fessée.

A reculons, certes, mais parce que mes parents ont toujours été justes.

Ado, il m'est même arrivé d'être insolente, d'avoir fait le mur, mineur, et de m'être rendue en soirée sans permission, j'avais désobéi, j'avais méprisé leurs décisions...

en rentrant à 5h du matin, mon père m'attendait, et j'ai eu une satanée gifle...!! Whaou! Je m'en souviendrai toute ma vie!!

Mais même si ça ne fait jamais plaisir, j'ai su quels sentiments l'avait traversé à ce moment là: l'inquiétude et sa nervosité à se demander où j'étais passée, à s'angoisser s'il ne m'était pas
arrivé quelque chose de grave...oui, je l'avais bien mérité, car je ne m'étais absolument pas mise à sa place non plus.

Fort heureusement, j'ai de bonnes nouvelles: aujourd'hui, je suis adulte, responsable, et je n'ai évidemment aucun traumatisme de ses quelques fessées ou punitions.

J'y ai survécu, bien évidemment, et je n'en fait pas un drame! Au contraire, cela m'a servi de leçon de vie, cela m'a aussi donné une conscience plus vaste sur le rapport de force lié au corps
physique, au fait que nous comprenons plus vite ce qui nous fait mal, plutôt que ce qui est trop facile.

Il n'est pas aisé d'être parent non plus, je me dis que personne n'est parfait, mais tout l'amour, les attentions, et la tendresse étaient là pour compenser ces quelques fois, où j'ai pleuré, de
ces fessées, plus par peur d'avoir déçu ou par surprise que par douleur!

Je n'ai à ce jour pas encore d'enfants, mais parfois je me demande: si un jour mon enfant dépassait totalement les bornes, s'il commettait quelque chose de grave, comment réagirai-je? Je pense que
je réagirai avec bon sens, avec sincérité, avec amour, avec justice.

Mais rien ne me fait dire que je ne donnerai pas de fessées à mon tour.

Tout ce que je sais c'est que si je devais le faire, je le ferai à contre-coeur, mais parce que je dois transmettre coûte que coûte, des valeurs cruciales, et pour faire comprendre qu'il y a, en
effet, des limites à ne jamais dépasser.

Ce clip, en tout cas, mélange tout, en effet, et n'a aucun bon sens. On ne peut pas traiter le sujet de LA VIOLENCE n'importe comment, car il n'y a pas qu'une seule forme de violence: elles sont
toutes différentes, et les raisons qui y poussent sont plus importante à analyser que le geste en lui même.

Parfois, elle est un mal pour un bien,quand elle apparait sous la forme d'une fessée méritée à juste titre pour un fait grave.

Je vous rassure: elle fait plus de peur que de mal.

Après, ceux qui violentent réellement un enfant au point de le blesser physiquement, de le casser moralement et intérieurement, ceux là sont des monstres, et doivent être puni par la loi.


Be BaRock 06/05/2011 10:08



Très complet ton com car tu dis tout ! Aizen bah dis-donc toi petite coquine qui se barrait en douce ... Oui il y a une différence entre une fessée et une baffe, entre une baffe et un coup de
poing . Si ton enfant court dans la rue sans tenir compte de l'autorité de ses parents, la fessée ne lui fera aucun mal bien au contraire, en revanche un baffe pour un verre de jus renversé,
c'est inapproprié. D'ailleurs c'est là que ce clip se goure complètement, il ne vont pas au bout des choses, prennent mal leurs pincettes, et oh mon dieu rajoute des slogans bidons qui n'ont
aucun sens . 


PS: Gentlement me promettrait-il une fessée après le massage de mes pieds ?



Gentleman W. 02/05/2011 17:17


Gentleman et Papa de trois enfants !

Terrible dilemme de savoir si on est un bourreau d'enfant ou simplement un sadique qui prend du plaisir à frapper ses propres enfants. Car j'adore le côté moralisateur de cette publicité, les longs
discours sans aucun sens de la députée à l'origine de cette possible future loi, et ce côté génialissime de la comparaison avec la Suède. Pays si merveilleux que l'on se suicide plus que chez nous,
mais si souvent cité en exemple.

Non, trop c'est trop, ce soir je vais abandonner mon rôle de père, pour ne pas devenir délinquant, je vais me présenter à la police pour avouer avoir donner quelques claques, et probablement
certaines sur les fesses rondes de mes anges. Je suis un être immoral et vicieux !!!
Il faut mieux maintenant laisser nos enfants sans limites, sans règles de vie, sans explication du rôle et du respect des ainés, non rien de cela, une vraie révolution libertaire de 1968 en 2011 !
Totalement libres, mes enfants seront heureux, et moi, terrible claqueur de fesses (je viens de leur demander combien de fois, environ 2 fois chacun sur les trois dernières années, oui récidive),
moi en prison.

Oui vive ce monde merveilleux du non-sens, et sans vilence car chacun sait que sans limite, on appelle cela l'anarchie, et que celle-ci ne donne qu'un monde avec violence ensuite. Le pouvoir
reprend le dessus des envies et des désirs des personnes libres.


Ok demain j'arrête !

Mais en complément de cette possible loi, je veux que l'on impose des cours d'éducation verbale à tous les parents inconscients qui laisse trainer leurs propres enfants, qui ne les assistent pas en
complément de l'école. Je veux que l'on OBLIGE les parents à gérer leur famille et pas uniquement se reproduire et laisser la société supportée le poids de leurs errances.



Mais loin de mes boutades, je condamne les parents violents, ceux qui frappent, fort ou trop souvent, là NON !

La discipline des mots et parfois quand le jeune loup teste le vieux loup, la discipline d'un claque aura fait réfléchir, avant de nombreux câlins.



Mais les fessées entre fétichistes des rondes courbes arrières sont elles encore autorisées, on appelle cela la fessée anglaise.


Bises Miss BeBarock


Be BaRock 02/05/2011 17:35



Je sens ta langue comme libérée d'un coup d'un seul . Comme toi je pense que cette pub a un côté moralisateur déplaisant.Et en même tant il déculpabilise les parents véritablement violent en les
confortant dans l'idée d'une violence héréditaire...


C'est d'ailleurs ce qui me gêne le plus parce que de cette loi qui veut pointer le bout de son nez va découler tout un tas démarches psychologiques contradictoires.


Encore un fois je pense que la meilleure prévention contre la maltraitance reste l'attention et la sensibilisation des proches, et des systèmes qui encadrent l'enfance . 


Si un enfant survit à une fessée, il peut succomber aux coups portés par son géniteur...